Les milliardaires de l’énergie du G7 empochent 300 millions de dollars par jour depuis le début de la guerre contre l’Iran
Une analyse récente d’Oxfam, publiée à l’approche du sommet du G7 à Évian, révèle que 41 milliardaires de l’énergie du G7 ont vu leur fortune augmenter de 23,5 milliards de dollars depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Cette hausse équivaut à environ 301 millions de dollars par jour, soit plus de 1 000 dollars par clignement d’œil.
Contexte factuel
La flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires a des conséquences dévastatrices pour les ménages à travers le monde, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, déjà affectés par des crises économiques, de la dette et des chocs climatiques. Oxfam souligne que les bénéfices des six principales entreprises pétrolières devraient augmenter de 80 % (68 milliards de dollars) par rapport aux prévisions d’avant-guerre, atteignant 152 milliards de dollars cumulés d’ici 2026.
Données ou statistiques
Entre 2024 et 2025, les pays du G7 ont réduit leur aide publique au développement de 48 milliards de dollars, ce qui correspond à la richesse accumulée par les milliardaires du G7 en seulement neuf jours. Depuis 2020, les milliardaires ont engrangé près de 10 000 milliards de dollars, alors que le monde traverse sa cinquième crise économique.
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) estime que cette guerre pourrait plonger plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté mondiale. L’indice des prix alimentaires de la FAO a également montré une augmentation significative, plus de trois fois plus rapide entre février et avril 2026 qu’au cours de la même période en 2025.
Conséquence directe
Le coût humain de l’inaction des pays du G7 est alarmant. Depuis la dernière présidence française du G7, 44 personnes ont basculé dans une situation d’urgence humanitaire chaque minute. Cette situation soulève des préoccupations quant à l’impact des conflits sur les populations vulnérables et la nécessité d’une action immédiate de la part des gouvernements.
Source : Oxfam
