À l’ère d’Ozempic, les marques de mode abandonnent les vêtements grande taille
Les grandes marques de mode semblent se désintéresser des clientes rondes, selon un rapport de The Guardian. Aux États-Unis, l’offre de vêtements grande taille est en forte diminution, suscitant des inquiétudes chez les consommateurs qui se demandent où sont passés les vêtements XXL.
Après un intérêt temporaire pour les courbes, notamment durant le mouvement de positivité corporelle à la fin des années 2010, la popularité croissante des médicaments amaigrissants, comme Ozempic, a conduit à une réduction de l’offre en grande taille. En juin 2025, 18 % des adultes américains utilisaient des médicaments à base de GLP-1 pour la perte de poids, contre 12 % en 2024, selon l’agence d’études de marché Mintel. Cette tendance a eu un impact significatif sur la corpulence moyenne des Américains : le taux d’obésité, qui avait atteint 39,9 % en 2022, est retombé à 36,4 % cette année, d’après Gallup.
Le XXL en baisse dans les rayons
The Guardian cite des données du cabinet d’études Edited, qui a analysé l’offre printemps/été 2026 de H&M. Alors que les tailles 3XL et 4XL représentaient 2 % des nouveaux arrivages l’an dernier, elles sont totalement absentes en 2026. De plus, le stock de vêtements en XXL, qui était de 13,3 % en 2025, a perdu 3 points de pourcentage, tandis que le XL a reculé de 2 points. En revanche, les petites tailles, du XS au L, ont progressé de 3 points de pourcentage en moyenne.
D’autres marques, comme Mango, suivent également cette tendance. Le stock de robes en tailles 44 à 48 a chuté, passant de 6,6 % au printemps/été 2025 à 0,5 % au printemps/été 2026, selon les mêmes données.
Cette évolution soulève des questions sur l’avenir de l’inclusivité dans l’industrie de la mode, alors que de plus en plus de consommateurs expriment leur mécontentement face à cette réduction de l’offre en grande taille.
Source : The Guardian



