IA : les lycéens de seconde auront une heure par semaine d’enseignement à la rentrée 2027

Par Le Nouvel Obs avec AFP

Des lycéens quittant le lycée Isaac de l’Etoile de Poitiers (Nouvelle-Aquitaine), le 22 mai 2026.

Des lycéens quittant le lycée Isaac de l’Etoile de Poitiers (Nouvelle-Aquitaine), le 22 mai 2026. JEAN-FRANCOIS FORT / HANS LUCAS VIA AFP

À partir de la rentrée 2027, les élèves de seconde auront droit à une heure d’enseignement hebdomadaire sur l’intelligence artificielle, intégrée dans le cours de sciences numériques et technologie, a annoncé le ministre Sébastien Lecornu le 19 juin.

« Nous ne pouvons pas laisser une génération entière découvrir l’intelligence artificielle sans lui donner les clés pour la comprendre et donc la maîtriser », a affirmé le Premier ministre sur le réseau social X, alors que se déroule à Paris le salon des nouvelles technologies VivaTech.

« Fonctionnement des modèles, usages, éthique, souveraineté numérique, esprit critique face aux manipulations et aux fausses informations : notre école doit préparer les jeunes au monde qui vient », a ajouté le chef du gouvernement.

En février 2025, la ministre de l’Éducation de l’époque, Élisabeth Borne, avait annoncé une formation en ligne à l’IA pour collégiens et lycéens dès la rentrée 2025, « avec des sessions obligatoires pour les élèves de 4e et de seconde ». Cependant, cette formation a été peu mise en œuvre selon des sources syndicales.

« Former à l’IA » et « réduire l’exposition aux écrans »

Le Premier ministre a souligné que « former à l’IA » et « réduire l’exposition aux écrans », comme le projet d’interdire les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans, « participent d’une même ambition : faire de nos élèves des citoyens libres, autonomes. Condition de notre souveraineté collective ».

La veille de l’ouverture de VivaTech, Sébastien Lecornu avait exprimé son souhait d’accélérer sur l’IA, en visant à établir « une véritable autonomie stratégique ».

Il avait aussi annoncé un investissement supplémentaire de 655 millions d’euros dans l’intelligence artificielle et une prise de distance avec le géant américain Palantir, utilisé par la DGSI, au profit d’une solution française.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *