Quelles sont les limites de notre corps face aux fortes chaleurs prolongées ?
Notre corps met en place plusieurs mécanismes pour maintenir sa température autour de 37°C. Mais lorsque les fortes températures persistent, ces défenses peuvent atteindre leur point de rupture et faire encourir de sérieux risques à notre santé.
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Le mois de juillet 2026 a été le plus chaud et l’un des plus secs jamais enregistrés en France, avec une température moyenne de 24,9°C, dépassant les records précédents de 2003 et 2006. Cette canicule a entraîné une surmortalité historique, avec 5 764 décès excédentaires recensés entre le 17 juin et le 2 juillet, selon Santé publique France.
Pour comprendre les effets néfastes des fortes chaleurs sur notre corps, il est essentiel de savoir comment notre organisme régule sa température. L’hypothalamus, situé dans le cerveau, est chargé de maintenir cette température. Lorsqu’il détecte une élévation, il active des mécanismes de thermorégulation, notamment la vasodilatation, qui augmente le débit sanguin pour évacuer la chaleur.
La transpiration joue également un rôle crucial dans le refroidissement du corps. Cependant, lors de vagues de chaleur, la transpiration devient moins efficace, surtout en cas d’humidité élevée, car l’évaporation de la sueur est entravée. Cela peut conduire à une déshydratation, un des principaux risques de ces conditions climatiques extrêmes.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les épisodes de chaleur extrême peuvent aggraver les maladies cardiovasculaires et respiratoires, en particulier chez les personnes âgées ou celles souffrant de pathologies chroniques. En effet, la dilatation des vaisseaux sanguins nécessite un effort accru du cœur, ce qui peut être dangereux pour les personnes vulnérables.
Lorsque les mécanismes de régulation ne suffisent plus, la température corporelle peut atteindre des niveaux critiques, entraînant des symptômes tels que fatigue, vertiges et malaises. Le ministère de la Santé souligne que le coup de chaleur, la forme la plus grave des troubles thermiques, peut être fatal.
Les nuits chaudes, qui perturbent le sommeil, aggravent également la fatigue et diminuent les capacités de concentration. L’OMS met en garde contre le stress thermique cumulatif, qui augmente le risque de maladies et de décès.
Les personnes âgées, les nourrissons et celles souffrant de maladies chroniques sont particulièrement exposées. Pour se protéger, il est recommandé de s’hydrater régulièrement, d’éviter les boissons sucrées et l’alcool, et de se rafraîchir par divers moyens.
En résumé, la combinaison de températures élevées prolongées et de l’humidité peut dépasser les capacités de régulation de notre corps, entraînant des risques significatifs pour la santé, notamment en raison du changement climatique.
Source : Santé publique France, Organisation mondiale de la santé (OMS)



