« J’ai déjà l’impression d’avoir fait le tour de mon métier » : quand les jeunes délaissent le CDI pour plus de liberté
Les jeunes de moins de 30 ans modifient les normes du marché du travail en France, favorisant des contrats temporaires ou des statuts d’indépendant au détriment des CDI. Cette tendance s’est accentuée avec la crise sanitaire, qui a redéfini les attentes des nouvelles générations en matière de travail.
Thomas, un jeune diplômé de 25 ans, témoigne : « J’ai tendance à privilégier le CDD (contrat à durée déterminée) pour une simple et bonne raison : l’employabilité. Dans mon secteur, on privilégie plus la capacité à s’adapter et, hélas, je me suis rendu compte qu’il fallait parfois changer d’entreprise pour être mieux valorisé et rémunéré à sa juste valeur. » Son contrat à durée indéterminée, obtenu avant la fin de ses études, n’a duré qu’un mois, le temps de sa période d’essai. Il ajoute : « J’ai déjà l’impression d’avoir fait le tour de mon métier et j’ai envie de découvrir d’autres domaines pour rester stimulé intellectuellement. »
Les membres de la génération Z, nés entre 1995 et 2005, expriment des attentes distinctes en matière de travail, recherchant flexibilité, sens et équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Le télétravail est désormais une exigence courante lors des candidatures, et ces jeunes n’hésitent pas à changer fréquemment d’emploi, délaissant le CDI, longtemps perçu comme un statut idéal.
Une étude de l’OCDE publiée en janvier 2025 révèle qu’environ 50 % des membres de la génération Z préféreraient être au chômage plutôt que de rester dans un emploi qu’ils n’aiment pas. De plus, plus de trois quarts des moins de 40 ans cherchent un travail plus flexible ou une réduction du temps de travail.
Ce changement de paradigme souligne que, pour beaucoup de jeunes, le travail ne constitue plus un élément central de leur identité.
Source : OCDE


