Les jeunes sont plus lucides sur leur carrière. Sont-ils pour autant mieux armés pour s’engager ?
Fait principal
La génération Z, en entrant sur le marché du travail, affiche une lucidité accrue concernant ses attentes professionnelles et son engagement. Cependant, cette prise de conscience soulève des questions sur leur capacité réelle à s’engager dans des secteurs exigeants, tels que l’humanitaire.
Contexte factuel
Il y a trois décennies, les jeunes qui s’engageaient dans des missions humanitaires le faisaient souvent sans véritable plan de carrière. L’engagement était motivé par un élan personnel, sans considérations sur la durée ou les conditions de travail. Aujourd’hui, les nouveaux entrants dans ce secteur présentent des attentes précises et réfléchies, marquées par une anxiété accrue face aux défis mondiaux.
Données ou statistiques
Une étude de l’Observatoire Ipsos de juin 2024 révèle que 72 % des 18-28 ans estiment que l’autonomie est un critère essentiel dans leur rapport au travail. De plus, 80 % d’entre eux privilégient l’équilibre entre vie privée et professionnelle lors du choix d’un employeur. Par ailleurs, une recherche de Cornerstone indique que 77 % de ces jeunes considèrent le travail en équipe comme important, tandis que 68 % souhaitent évoluer dans une ambiance de travail favorable à leur épanouissement.
Conséquence directe
Cette lucidité, bien qu’elle soit une force, peut également engendrer une fragilité. Les jeunes qui ont soigneusement calculé leur engagement peuvent être plus sensibles aux imprévus inhérents au secteur humanitaire, ce qui soulève des défis pour les organisations qui les accueillent.
Source : Observatoire Ipsos, Cornerstone
