Nos grands-parents mangeaient-ils plus de collagène que nous ?
Aujourd’hui, la question de la consommation de collagène dans nos régimes alimentaires soulève des préoccupations liées au vieillissement de la peau, aux douleurs articulaires et au temps de récupération musculaire. Une analyse des habitudes alimentaires montre que nos grands-parents avaient une approche différente de leur alimentation.
Le collagène, une protéine essentielle, est présent à hauteur de 90 % dans le corps humain, principalement sous la forme de type 1, qui joue un rôle crucial dans la structure des tissus conjonctifs tels que la peau, les os, les ligaments et le cartilage. Cependant, cette protéine diminue avec l’âge, perdant environ 1 % par an dès l’âge de 25 ans. Ce déclin s’accélère particulièrement chez les femmes après la ménopause, et peut être aggravé par des facteurs tels que la pollution, le tabagisme et une alimentation déséquilibrée.
Des études récentes de l’ANSES et de l’Inrae révèlent une évolution significative des habitudes alimentaires au cours des dernières décennies. Dans les années 1970, la viande était un élément central des repas quotidiens, incluant des morceaux souvent négligés aujourd’hui, tels que les pieds, les oreilles ou les os à moelle, qui sont riches en collagène. Cependant, avec l’augmentation des préoccupations concernant les maladies cardiovasculaires, la consommation de viande a diminué, et les morceaux moins gras et plus faciles à préparer ont pris le devant de la scène.
Actuellement, les aliments riches en collagène, comme les bouillons d’os ou les morceaux de viande avec cartilage, sont moins courants dans l’alimentation. À l’inverse, les plats préparés et les viandes maigres sont privilégiés, réduisant ainsi l’apport en collagène. Pour compenser cette baisse, des sources de collagène peuvent être intégrées à travers des bouillons ou des poissons marins, tandis que les aliments d’origine végétale, riches en vitamine C, cuivre et zinc, favorisent la synthèse du collagène.
Il est raisonnable de penser que nos grands-parents consommaient davantage de collagène non pas comme un choix de santé, mais en raison de leur cuisine traditionnelle. Aujourd’hui, la supplémentation en collagène, notamment sous forme de peptides hydrolysés, émerge comme une alternative pour augmenter les apports en cette protéine essentielle.
Sources : ANSES, Inrae.