Les grands singes rient comme nous, révélant des liens évolutifs
Des chercheurs ont récemment découvert que les grands singes, y compris les orangs-outans, bonobos, gorilles et chimpanzés, rient de manière similaire aux humains. Cette étude, qui a impliqué quatre orangs-outans, trois bonobos, deux gorilles et quatre chimpanzés, a analysé leurs vocalisations provoquées par des chatouilles. Les résultats indiquent que tous ces singes rient avec un rythme régulier, leurs vocalisations étant espacées de manière égale, semblable à des battements de métronome.
Un héritage évolutif partagé
Cette régularité dans le rire pourrait remonter à un ancêtre commun qui vivait il y a environ 15 millions d’années. Chiara De Gregorio, chercheuse impliquée dans l’étude, a noté que cette caractéristique est remarquablement conservée chez tous les grands singes. Bien que le point de départ soit identique, les humains ont développé la capacité d’adapter leur rire au contexte social, riant plus rapidement lors de chatouilles par rapport à d’autres situations. En revanche, les grands singes maintiennent un rire constant, quelle que soit la circonstance.
Implications pour notre compréhension du langage
Les résultats suggèrent que le rire chez les grands singes a évolué comme un signal rythmique utilisé dans des contextes sociaux limités. En revanche, le rire humain est devenu diversifié, pouvant exprimer une gamme d’émotions allant d’un rire poli à un éclat incontrôlable. Cette flexibilité pourrait indiquer une capacité à contrôler les intonations, essentielle pour l’émergence de la parole et du langage.
Ouverture sur l’évolution humaine
Cette recherche ouvre également des perspectives sur les Néandertaliens, qui auraient probablement produit un rire rythmiquement régulier, bien que moins variable que celui des humains. En d’autres termes, les Néandertaliens riaient, mais leur rire était moins sophistiqué que le nôtre.
Source : IFL Science
