Les Gilets jaunes sont de retour : première manifestation à l’Estaque mercredi à Marseille
Ils sont de retour. Partout en France, le spectre d’un retour des Gilets jaunes le samedi 19 septembre plane sur les grandes villes, et Marseille n’y déroge pas. La mobilisation a redémarré sur les réseaux sociaux et se matérialisera dès ce mercredi 16 septembre 2026 par un premier rassemblement de 10h à 12h au rond-point de l’Estaque, au niveau de la caserne des marins-pompiers. Plusieurs commerçants de ce quartier ont exprimé leur souhait de redonner vie au mouvement né en 2018.
Ce rassemblement a également une dimension symbolique, car les manifestants souhaitent revenir sur le premier rond-point pris à Marseille lorsque le prix du carburant avait franchi la barre symbolique d’1,50 €/L, considéré comme inacceptable à l’époque, alors qu’il s’élève aujourd’hui au-delà des 2 €.
Ni blocage, ni violence
Selon une des organisatrices, « Il y aura des Gilets jaunes de tout Marseille et probablement d’ailleurs, de toutes les classes sociales, car tout le monde est concerné par la détresse dans laquelle se trouvent les Français. 100 € le plein, ou les deux sacs de course, même pas de quoi tenir la semaine. On n’arrive plus à rien. » Elle précise que le mouvement reste apolitique et insiste sur le fait que cette manifestation n’a pas pour but de bloquer quoi que ce soit, mais de se faire entendre.
« Une mise en bouche » avant le 19 septembre
Cette première réunion devrait rassembler « au moins 200 personnes » d’après les organisateurs. Elle se veut une entrée en matière pour ressouder les manifestants autour de la question du pouvoir d’achat, avant une mobilisation plus conséquente espérée pour le 19 septembre. Une porte-parole a déclaré : « C’est une mise en bouche. Le 19 septembre, ce sera l’entrée, ensuite, le plat et le dessert je pense que ce sera le 17 octobre. »
Samedi, 19 septembre, la mobilisation est attendue de manière plus forte et organisée, avec un cortège partant à 10h du Vieux-Port vers la préfecture. Les Gilets jaunes espèrent y trouver un interlocuteur pour relayer auprès des pouvoirs publics « le besoin de geler les prix sur les biens de première nécessité, les taxes, remédier à cet état d’urgence. »
Source : La Provence
