Les gérants actifs subissent le coût du « value for money » au profit des intermédiaires
Les sociétés de gestion d’actifs ont récemment absorbé la majeure partie de la baisse des frais liés aux unités de compte, tandis que la part consacrée aux rétrocessions, qui permet de rémunérer la distribution, est restée stable. Cette dynamique exerce une pression croissante sur les marges des gestionnaires actifs.
Dans un environnement financier marqué par une concurrence accrue et des attentes élevées des investisseurs en matière de rapport qualité-prix, les gérants actifs se retrouvent dans une position délicate. Alors que les frais de gestion diminuent pour répondre aux exigences du marché, les coûts associés aux rétrocessions ne connaissent pas la même tendance, ce qui complique la rentabilité des sociétés de gestion.
Selon les dernières analyses, la part des frais des unités de compte a chuté, mais les rémunérations versées aux intermédiaires sont demeurées constantes. Cette situation entraîne une compression des marges, affectant particulièrement les acteurs de la gestion active, qui doivent désormais justifier davantage la valeur ajoutée de leurs services face à des coûts en hausse et une pression sur les prix.
En conséquence, les gérants actifs pourraient être amenés à repenser leur modèle économique pour s’adapter à ce nouvel équilibre, tout en cherchant à maintenir leur compétitivité sur un marché en constante évolution.
Source : Analyse du secteur financier.