Les géants de l’IA estiment que les cyberdéfenses actuelles ne tiendront bientôt plus
Le 3 août, Microsoft a rendu accessible au public sa nouvelle gamme d’agents d’IA nommée Perception, conçue pour automatiser une partie de la réponse aux cybermenaces. Ce système, qui identifie les services vulnérables et applique des correctifs, fonctionne en tandem avec MDASH, un outil de détection intégré à Microsoft Defender. L’entreprise revendique un taux de réussite de 96 % sur CyberGym, un test mesurant la capacité des IA à reproduire des failles connues.
En France, la société YesWeHack a lancé le 25 juin un service d’agents autonomes capables de tester légalement la sécurité d’une entreprise, fournissant des résultats dès le jour de leur lancement. Des entreprises telles que Dassault Systèmes et Sanofi, ainsi que plusieurs sociétés du CAC 40, utilisent déjà ce service, supervisé par une communauté de plus de 150 000 hackers éthiques chargés de minimiser les faux positifs.
Cependant, l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) émet des réserves sur l’utilisation de ces agents génératifs. Selon l’agence, ces systèmes peuvent parvenir à des conclusions sans qu’il soit possible de comprendre leur logique, rendant leur prévisibilité inférieure à celle des outils d’IA prédictive, utilisés depuis plus de quinze ans. De plus, il a été noté que 38 % des éditeurs de logiciels de sécurité transmettent des données vers des serveurs externes, tels que ceux d’OpenAI ou de Google, avant de prendre des décisions critiques.
Les signataires d’une récente déclaration appellent également les gouvernements à sanctionner les attaquants.
Source : Clubic

