Les vacances : des souvenirs plus précieux que des activités coûteuses
Chaque été, de nombreux parents ressentent une pression croissante pour planifier des vacances mémorables pour leurs enfants. Selon Cindy Felio, psychologue, cette pression peut engendrer une forme de course à l’organisation, où l’objectif devient de créer des souvenirs impressionnants. « C’est une pression immense que peuvent ressentir les parents aujourd’hui, de devoir fabriquer entre guillemets de beaux souvenirs à leurs enfants. Évidemment, ça part d’une belle intention, » souligne-t-elle.
Cette quête de perfection peut engendrer de l’anxiété, notamment chez les parents qui craignent que leur enfant s’ennuie s’ils ne parviennent pas à organiser des activités. Felio observe que beaucoup d’entre eux viennent consulter avec un sentiment de culpabilité, se demandant si l’absence de vacances planifiées nuira à leurs enfants.
Ce que les enfants retiennent vraiment
Les souvenirs d’enfance, selon Felio, ne nécessitent pas d’être spectaculaires pour être significatifs. Lorsqu’elle demande aux enfants de se remémorer des moments heureux passés avec leurs parents, ils évoquent souvent des instants simples plutôt que des vacances extravagantes. Elle se souvient d’un garçon dont les parents voyageaient fréquemment. Ce dernier a partagé un souvenir d’un soir passé à manger sur le canapé avec sa mère, un moment de complicité qui l’a marqué bien plus qu’un long voyage.
Les mots qui ancrent les souvenirs
Les souvenirs d’enfance se construisent souvent autour d’expériences simples. « Un trajet en voiture où on a bien chanté, une balade en forêt, une discussion douce avant de dormir, » énumère Felio. Des phrases simples peuvent également avoir un impact fort. Des expressions comme « J’aime passer ce moment avec toi » ou « J’avais pas prévu ça comme ça, mais finalement c’était un chouette moment » apprennent aux enfants que la valeur d’une journée ne dépend pas de sa perfection.
La posture qui fait vraiment la différence
Felio conclut en insistant sur l’importance d’accepter le présent. Les parents ne doivent pas se sentir obligés d’être des organisateurs d’activités. « Un parent qui est disponible, qui regarde et qui voit son enfant, celui qui rigole, celui qui partage, » est ce que les enfants recherchent. Dans vingt ans, ils ne se souviendront pas forcément du coût des activités, mais plutôt de la façon dont ils se sentaient auprès de leurs proches.
Source : Parents.fr
