Les fausses couches sont plus fréquentes avant 20 ans et après 35 ans, selon une étude.

Les fausses couches surviennent le plus souvent avant 20 ans et après 35 ans, selon une étude

Les fausses couches surviennent le plus souvent avant 20 ans et après 35 ans, selon une étude

Une étude récente de l’Institut national des études démographiques (Ined) révèle que les fausses couches touchent entre 10 et 14 % des grossesses en France, avec une fréquence accrue chez les femmes de moins de 20 ans et celles de plus de 35 ans. Chaque année, environ 200 000 femmes vivent cet événement, souvent perçu comme un drame aussi banal que tabou.

L’étude s’appuie sur des données administratives du Système national des données de santé et souligne que l’âge est le principal facteur de risque associé aux fausses couches. En effet, la majorité des interruptions spontanées de grossesse se produisent durant le premier trimestre, avec seulement 8 % des cas survenant après 14 semaines d’aménorrhée.

Le risque de fausse couche est particulièrement élevé chez les femmes de moins de 20 ans, où il dépasse 10 %. Ce risque diminue avec l’âge, pour ensuite augmenter à partir de 34 ans. Ainsi, 8 % des grossesses des femmes de 35 ans se terminent par une fausse couche, cette proportion atteignant 14 % chez celles de 40 ans et 23 % à 45 ans. L’étude note également que le niveau de diplôme ou la situation financière des femmes a peu d’impact sur ce risque.

Par ailleurs, la prise en charge des fausses couches est souvent jugée inadaptée par les patientes. Beaucoup d’entre elles expriment un décalage entre leurs attentes et les soins fournis, notamment en ce qui concerne l’environnement hospitalier, parfois peu adapté à leur situation. Un manque d’information sur le déroulement des soins et l’absence de suivi médical après l’événement sont également des points de préoccupation.

Ces constats soulignent la nécessité de repenser les soins délivrés lors d’un arrêt précoce de grossesse. À partir de septembre 2024, les femmes ayant vécu une fausse couche pourront bénéficier d’un arrêt de travail indemnisé, sans jour de carence, marquant une avancée dans la reconnaissance de cette problématique.

Source : Institut national des études démographiques (Ined).

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