Les étudiants se rendent en masse aux repas du Crous à 1 euro pour des repas quotidiens.

Les repas à 1 euro attirent un nombre croissant d’étudiants dans les restaurants universitaires

Un succès inattendu pour les universités : les repas à 1 euro, désormais accessibles à tous les étudiants sans conditions de revenus, ont provoqué une affluence record dans les restaurants universitaires. Les files d’attente, qui commencent dès 10h30, témoignent de cet engouement.

Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des files d’attente impressionnantes à Toulouse, Besançon et Villeneuve d’Ascq. À Clermont-Ferrand, un restaurant universitaire sert plus de 1 000 repas par jour. Le tarif attractif est un argument convaincant pour les étudiants. « Ça nous motive à venir plus de fois par jour. Parce que réussir à manger pour 1 euro chez soi, c’est pas possible », confie un étudiant. Un autre ajoute : « Déjà que j’ai des galères au niveau de mon loyer, c’est franchement très utile. »

Face à cette affluence, de nouvelles caisses ont été mises en place et une application pour suivre les temps d’attente est en préparation. À Caen, dès 10h30, le flux d’étudiants augmente considérablement. « Plus on attend, plus il y aura de monde et plus ce sera long. Donc forcément, on se dépêche tous pour aller manger », explique un habitué.

Le repas à 1 euro attire 35 % d’étudiants supplémentaires. Composé d’une entrée, d’un plat et d’un dessert, il est jugé équilibré par les étudiants. « J’ai du riz, des betteraves, des carottes, de la salade, des haricots rouges et une tarte au citron, pour 1 euro. C’est quand même bien », se réjouit une étudiante. Toutefois, les établissements rencontrent des problèmes d’approvisionnement et de tensions dans le service. Bellinda, employée d’un restaurant universitaire, déclare : « Ça fait encore plus de production et franchement, physiquement, c’est la course. »

Cette initiative, initialement réservée aux boursiers, concerne désormais 3 millions d’étudiants, alors que 20 % d’entre eux ne mangent pas à leur faim. Le coût annuel de cette me est estimé à 116 millions d’euros, mais un rapport parlementaire souligne que son financement reste insuffisant.

Source : Franceinfo.

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