Les étoiles de la Voie lactée : étude révèle les causes des morts stellaires répétées.

Les mille et une morts des étoiles

Les mille et une morts des étoiles

Le 9 septembre 2018, un télescope robotisé a détecté une étoile en pleine explosion, qui s’est avérée être une supernova dans une galaxie lointaine. Cet événement céleste a été confirmé après que plusieurs télescopes terrestres et spatiaux ont analysé les données collectées. En effet, l’étoile a expulsé ses couches de gaz externes avant d’exploser, créant un flash lumineux qui, bien que non visible à l’œil nu, a été capté par les observatoires. Cette explosion a mis près d’un milliard d’années à atteindre la Terre.

Les astrophysiciens, grâce aux avancées technologiques, enrichissent constamment leur compréhension des fins stellaires atypiques. Des questions fondamentales émergent : quels facteurs déterminent la manière dont une étoile meurt ? Pourquoi certaines explosent-elles avec des jets de matière, tandis que d’autres connaissent une fin plus calme ?

L’histoire de la vie d’une étoile est marquée par des forces opposées : la gravitation et la pression de la fusion nucléaire. Les étoiles naissent dans des nuages d’hydrogène, où le gaz s’accumule jusqu’à former une protoétoile, dont la température peut atteindre plusieurs millions de degrés. Les étoiles de faible masse, comme notre Soleil, connaissent une fin relativement paisible, tandis que les étoiles massives, dépassant huit masses solaires, connaissent une fin violente, souvent sous forme de supernova.

L’observation de supernovas, un phénomène observé depuis des siècles, a été facilitée par la robotisation des télescopes. Actuellement, des milliers de supernovas sont détectées chaque année. Par exemple, en 1572, l’astronome Tycho Brahe a observé une supernova qui a été brillante pendant plusieurs mois.

En parallèle, les sursauts de rayons gamma, découverts dans les années 1990, sont également associés à la mort de certaines étoiles massives. Ces événements sont souvent liés à des jets de matière émis lors de l’effondrement d’étoiles en étoiles à neutrons ou en trous noirs. Toutefois, la plupart des étoiles massives ne produisent pas de sursauts gamma, et des conditions spécifiques semblent nécessaires pour leur formation.

L’observatoire Vera-Rubin, en construction au Chili, sera capable de détecter 10 millions d’événements transitoires chaque nuit, promettant d’enrichir considérablement le catalogue des événements célestes.

Source : Pour la Science

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *