Les États-Unis ont allumé un réacteur nucléaire en orbite, générant des déchets durables.

En allumant un réacteur nucléaire en orbite en 1965, les Américains ont littéralement laissé un déchet qui nous survivra de 2 000 ans

Un réacteur nucléaire américain en orbite : un héritage radioactif de 2 000 ans

Le SNAP-10A, le seul réacteur nucléaire américain ayant réellement fonctionné en orbite, continue de tourner au-dessus de nous depuis son lancement en 1965. Cet engin, qui n’a fonctionné que quelques semaines, est désormais un vestige de la guerre froide, errant à plus de 1 300 kilomètres d’altitude.

En pleine guerre froide, l’Atomic Energy Commission des États-Unis a développé le SNAP-10A pour alimenter des satellites espions. Lancé le 3 avril 1965 par une fusée Atlas-Agena D depuis la base de Vandenberg, son objectif était de démontrer la viabilité d’une source d’énergie nucléaire en orbite. Le réacteur devait produire au moins 500 watts d’électricité durant une année. Cependant, une panne électrique sur un composant annexe a mis fin à l’expérience seulement 43 jours après le lancement.

Actuellement, les experts estiment que la carcasse du réacteur devrait rester en orbite pendant environ 4 000 ans avant de retomber sur Terre. En novembre 1979, des débris ont été observés, probablement dus à une collision avec un autre objet spatial, ce qui a soulevé des inquiétudes concernant la libération potentielle de matière radioactive.

Le SNAP-10A n’est pas un cas unique ; plus de quarante réacteurs nucléaires ont été envoyés en orbite depuis les années 1960, principalement par l’Union soviétique. Ce réacteur américain demeure un symbole des décisions technologiques de l’époque, laissant une empreinte qui perdurera bien au-delà de notre existence.

Source : SciencePost.

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