Les États-Unis expulsent des dizaines de personnes vers l’Afrique
Les États-Unis ont procédé à l’expulsion de plusieurs dizaines de personnes vers quatre pays africains, les 30 et 31 juillet 2026. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme d’expulsion du président Donald Trump, qui a suscité de vives critiques. Les personnes concernées ont été envoyées en Guinée équatoriale, en Sierra Leone, au Ghana et en Centrafrique. Cette politique d’expulsion, visant des individus qui ne devraient pas être renvoyés dans leur pays d’origine, a déjà été dénoncée par plusieurs ONG.
Le gouvernement de la Sierra Leone a été le premier à réagir, annonçant la prise en charge de dix personnes originaires du Ghana, du Liberia, du Bénin, du Nigeria et du Togo. Cela porte à 32 le nombre total de personnes expulsées par Washington vers Freetown ces derniers mois.
Des ONG ont déposé une plainte auprès de la Commission africaine en juin 2026, concernant le transfert de 14 individus en Guinée équatoriale. Michael Nyarko, directeur exécutif de l’Institute for Human Rights and Development in Africa (IHRDA), a déclaré : « Cette situation est écœurante car malgré l’accord entre ces pays africains et les États-Unis, ces personnes, qui pourraient être persécutées à leur retour, n’ont pas le statut de réfugiés. Aucune précaution n’est prise pour asr un suivi à ces personnes expulsées qui deviennent superflues. »
En Guinée équatoriale, certaines des personnes expulsées se trouvent encore bloquées dans leur hôtel et ne peuvent circuler. Nyarko a qualifié cette situation d’« ubuesque », soulignant la détention arbitraire et l’absence de traitement digne pour des individus qui n’ont commis aucun crime. L’IHRDA prévoit de se réunir avec d’autres organisations pour envisager une nouvelle saisine de la Commission africaine.
Source : RFI


