Les États-Unis envisagent d’acquérir 20% des réserves pétrolières du Venezuela.

Les États-Unis pourraient mettre la main sur 20% des réserves pétrolières du Venezuela: ce que l'on sait du nouveau

Les États-Unis pourraient mettre la main sur 20% des réserves pétrolières du Venezuela : ce que l’on sait du nouveau « deal » de Donald Trump

Les États-Unis ont annoncé un accord avec le Venezuela permettant à Washington de prendre le contrôle d’environ un cinquième des réserves pétrolières vénézuéliennes, soit plus de 65 milliards de barils de pétrole avérés. Malgré l’optimisme affiché par le président américain, les contours de cet accord demeurent flous et soulèvent des interrogations quant à sa mise en œuvre.

Contexte factuel

L’accord, révélé vendredi, vise à allouer aux États-Unis le contrôle majoritaire de ces réserves, représentant environ 20% des réserves totales du pays, qui sont parmi les plus importantes au monde. Selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), les États-Unis possèdent actuellement 46 milliards de barils de pétrole. Bien que Donald Trump ait déclaré que la production pourrait « aller vite » dans un délai de deux ans, les experts restent sceptiques quant à une augmentation rapide de la production.

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a indiqué que l’accord serait valide pendant 25 ans, tandis que la Maison Blanche affirme qu’il pourrait durer jusqu’à 100 ans. Cet accord englobe 17 champs pétroliers et pourrait générer plus de 100 milliards de dollars d’investissements pour le pays, avec un revenu d’environ 19 dollars par baril produit.

Données ou statistiques

Le Venezuela produit actuellement environ 1,2 million de barils par jour, un chiffre en hausse de 30% entre janvier et juillet 2023, mais encore loin des trois millions de barils par jour atteints il y a un quart de siècle.

Conséquence directe

Cet accord soulève des accusations de « néocolonialisme » de la part de certains acteurs, notamment de l’ancien directeur de la compagnie pétrolière publique du Venezuela, qui a critiqué un accord qu’il considère inconstitutionnel. Washington récupérera 35% de la holding contrôlant la société à qui la concession sera accordée.

Les entreprises américaines, à l’exception de Chevron, semblent réticentes à s’engager en raison des lourds investissements nécessaires pour rénover les infrastructures vénézuéliennes. Les conséquences de cet accord sur les prix du carburant aux États-Unis pourraient prendre du temps à se matérialiser.

Source : BFM TV

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