Les États-Unis dénoncent les discriminations raciales en Afrique du Sud et annoncent des restrictions de visa
L’administration du président Donald Trump a annoncé, mardi, l’instauration de restrictions de visa visant certains Sud-Africains jugés responsables de « discriminations raciales », en particulier à l’encontre des Afrikaners blancs. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Pretoria, le gouvernement américain accusant les autorités sud-africaines de « persécutions » infondées à l’encontre de cette minorité, descendants des colons européens.
Dans un communiqué, Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, a précisé que l’accès au territoire américain serait désormais limité pour « les ressortissants étrangers responsables ou complices de l’adoption ou de la mise en œuvre de lois ou politiques permettant des expropriations de terres sans compensation, de discriminations basées sur la race et/ou d’incitation à une violence imminente contre des membres de minorités ethniques ou raciales en Afrique du Sud ». Rubio a également critiqué le gouvernement sud-africain pour ce qu’il qualifie de « croisade raciale revancharde contre la minorité afrikaner ».
Depuis son retour au pouvoir en 2025, Donald Trump a intensifié ses critiques à l’encontre du gouvernement sud-africain, notamment en dénonçant les programmes de discrimination positive destinés à remédier aux inégalités historiques héritées de la colonisation et de l’apartheid. En réponse, Washington a décidé d’accueillir des milliers d’Afrikaners comme réfugiés aux États-Unis et d’augmenter les droits de douane sur les importations en provenance d’Afrique du Sud.
Les Afrikaners représentent la majorité de la population blanche d’Afrique du Sud. Cette communauté a joué un rôle central dans l’établissement de l’apartheid, un système de ségrégation raciale qui a privé la population noire, majoritaire, de nombreux droits entre 1948 et le début des années 1990.
Source : Le Dauphiné

