Les entreprises françaises sommées de s’adapter à la multiplication des vagues de chaleur
Un décret entré en vigueur le 1er juillet 2025 impose de nouvelles mes de prévention face à la hausse des épisodes de chaleur intense, bouleversant l’organisation du travail. Ce texte précise les obligations des employeurs lors des « épisodes de chaleur intense », lorsque la météo passe en vigilance jaune, orange ou rouge. Dans un contexte de multiplication des vagues de chaleur en France, il est désormais impératif pour les entreprises d’adapter leur organisation afin de protéger la santé de leurs salariés.
Des obligations renforcées pour les employeurs
Le décret préconise « l’adaptation de l’organisation du travail », incluant le décalage des horaires, l’augmentation de l’eau potable fraîche mise à disposition et le choix d’équipements de travail appropriés. Les employeurs, responsables de la santé de leurs salariés, doivent évaluer et prévenir les risques. Cette obligation s’applique à tous les secteurs, bien que le BTP soit soumis à des règles plus strictes, telles que la fourniture d’un local de repos et de « trois litres d’eau potable fraîche par salarié et par jour ».
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) indique qu’une vigilance est nécessaire à partir de 28 °C pour un travail physique et de 30 °C pour un travail de bureau. Le code du travail ne prévoit cependant pas de température au-delà de laquelle il conviendrait de suspendre l’activité.
Données ou statistiques
En 2024, 7 909 heures de travail avaient été indemnisées pour forte chaleur. Ce chiffre a explosé en 2025, atteignant 120 698 heures. L’inspection du travail a triplé ses interventions durant la veille sanitaire de juin à septembre 2025, totalisant 4 557 contrôles.
Conséquence directe
La mise en œuvre des nouvelles obligations reste inégale, avec des entreprises parfois mal préparées. La canicule a été reconnue comme une intempérie ouvrant droit au chômage technique sur les chantiers, et les accidents du travail liés aux vagues de chaleur se multiplient, soulignant l’urgence d’adapter les pratiques de travail.
Source : INRS
