Les émissions de titrisations de transferts de risque synthétique (SRT) ont atteint des niveaux record en 2025, malgré un contexte économique mondial marqué par des tensions géopolitiques et des incertitudes financières. Cette tendance devrait se poursuivre en 2026, avec des volumes d’émissions potentiellement supérieurs à ceux de l’année précédente.
Les SRT sont des instruments financiers permettant aux banques de transférer le risque de crédit d’un portefeuille de prêts à des investisseurs externes, tout en conservant la propriété des actifs sous-jacents. Cette opération est généralement réalisée via des dérivés de crédit tels que les swaps de défaut de crédit (CDS) ou les notes liées au crédit (CLN). (alterest.co)
En Europe, les trois principales banques émettrices de SRT représentent 53 % des émissions totales, tandis que les dix premières banques en détiennent 95 %. (legalclarity.org) Cette concentration soulève des questions concernant la diversification des risques et la stabilité du marché.
Malgré leur popularité croissante, les SRT présentent des risques spécifiques. La concentration des acteurs du marché peut entraîner des vulnérabilités systémiques, notamment en cas de défaillance d’une contrepartie majeure. De plus, la complexité de ces instruments peut rendre difficile leur évaluation précise, augmentant ainsi le risque de mauvaise évaluation des expositions. (legalclarity.org)
En France, les données spécifiques sur les émissions de SRT en 2025 et les prévisions pour 2026 restent limitées. Les autorités financières françaises n’ont pas publié de statistiques détaillées sur ces opérations. Toutefois, la tendance générale en Europe suggère une augmentation continue de l’utilisation des SRT, reflétant une adoption accrue de ces instruments par les institutions financières.
Il est essentiel que les régulateurs et les acteurs du marché surveillent attentivement l’évolution des SRT, en mettant en place des mécanismes de contrôle appropriés pour atténuer les risques associés. Une transparence accrue et une meilleure documentation des pratiques liées aux SRT sont nécessaires pour asr la stabilité du système financier.
