Travail de nuit, le week-end : les effets sur la santé des horaires atypiques
Plus de la moitié des travailleurs en France se retrouvent exposés à des horaires « atypiques », tels que le travail de nuit, le week-end, ou des journées prolongées. Cette organisation du temps de travail a des répercussions sur la santé cardiovasculaire, le sommeil, la santé mentale et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, selon un avis de l’Anses publié le 2 septembre 2026.
Travailler de nuit ou le week-end, effectuer des journées de plus de 8 heures ou dépasser les 40 heures hebdomadaires concerne entre 55 et 75 % de la population active en France. Tous les travailleurs, qu’ils soient salariés, agents publics ou indépendants, peuvent être touchés, en raison de divers motifs tels que la continuité des services (sécurité, santé) ou des contraintes économiques et sociales.
Une expertise de l’Anses met en lumière des associations statistiques concernant ces horaires. Les effets sont classés en trois catégories : « montrés », « suggérés » ou « insuffisants pour conclure ». Concernant le travail en horaires longs, les données indiquent des effets néfastes sur les maladies cardiovasculaires, l’anxiété, et la qualité du sommeil. Des impacts sur la santé reproductive, le risque de dépression, ainsi que sur l’équilibre entre vie professionnelle et socio-familiale sont également suggérés.
Pour le travail le week-end, les études révèlent des effets négatifs sur l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, ainsi que sur la santé mentale (dépression, anxiété) et physique (troubles du sommeil, douleurs, fatigue). Les horaires décalés, en particulier ceux de soirée, sont également associés à des conséquences sur la santé mentale et cardiovasculaire.
L’Anses appelle à une limitation du recours aux horaires atypiques ou, lorsqu’ils sont inévitables, à une meilleure préparation de leur mise en place. Une approche intégrative tenant compte des facteurs individuels et sociétaux est recommandée. Lorsque ces horaires sont nécessaires, des mes comme un suivi médical adapté et des dispositions spécifiques pour les femmes enceintes devraient être envisagées.
Source : Anses, 2 septembre 2026.

