« Tout n’est pas parfait, mais nous croyons en la France  » : Aux rencontres d'Aix, les patrons tentent la « positive attitude »

Tout n’est pas parfait, mais nous croyons en la France

Aux Rencontres économiques d’Aix, le « France bashing » a été prié de quitter gentiment la scène. À quelques mois de la présidentielle, le monde économique veut remettre la confiance au cœur du récit.

Sous un soleil écrasant, le thermomètre des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence s’est emballé cette année, gagné par une autre fièvre : celle du budget 2027 et de la présidentielle. À me que la double échéance se rapproche, patrons, financiers, économistes et lobbyistes, réunis jusqu’au 5 juillet pour ce grand rendez-vous annuel de l’économie, ont accordé leurs échanges au tempo d’une période politique dont les conséquences économiques préoccupent

La présence cette année à Aix de figures politiques telles que Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Tondelier, ainsi que d’anciens présidents comme François Hollande ou Dominique de Villepin, témoigne d’une inquiétude partagée. L’économie s’impose déjà comme l’un des marqueurs centraux du marathon présidentiel, avec une inflexion notable.

Dans les allées du parc Jourdan, un même refrain revenait de conversation en conversation : « Et si nous arrêtions de taper sur la maison France ? » Ce changement de ton, loin d’être anodin, est soutenu par des dirigeants de grands groupes industriels. Ces derniers soulignent qu’à dix mois d’une présidentielle, continuer à malaxer tout ce qui ne va pas pourrait favoriser les extrêmes.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a insisté sur le fait que l’État français tient, contrairement à d’autres puissances. Il a noté que « c’est une maladie bien française de se déprécier », ajoutant qu’une telle attitude pourrait entraver la capacité du pays à faire face à ses défis.

Les discussions à Aix révèlent une volonté de rétablir une image positive de la France, alors que la conjoncture économique mondiale reste complexe.

Source : La Tribune

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *