Les députés européens adoptent l’IA avec la création d’une plateforme interne
Au sein du Parlement européen, environ 2 100 personnes utilisent quotidiennement l’intelligence artificielle générative, représentant ainsi un cinquième des effectifs. Les préoccupations des autorités se concentrent sur la qualité du travail produit grâce à l’IA et sur le partage de documents parlementaires avec des plateformes privées, qui échappent au contrôle de Bruxelles.
Face à l’impossibilité d’interdire l’usage de l’IA, le Parlement européen a lancé sa propre plateforme, dénommée EPGenAI Hub. Cette dernière a déjà été présentée aux députés et à leurs assistants. Par le biais de cette plateforme, les députés ont la possibilité d’utiliser des modèles locaux, tels que GPT-OSS, Mistral Small ou Llama, dans des infrastructures sécurisées, mais aussi des modèles hébergés à l’extérieur, comme ChatGPT ou Claude Sonnet, ce qui ouvre la porte à des solutions américaines, avec les risques qui en découlent.
Conscient des critiques potentielles, le Parlement européen a précisé que l’offre de modèles n’est pas encore définitive. « L’offre de modèles est en train d’être réexaminée, notamment compte tenu de la disponibilité de modèles open source et de modèles souverains de l’UE proposés par des fournisseurs de cloud souverain qui ont récemment signé un contrat avec la Commission européenne », a déclaré le service de presse du Parlement.
Source : Clubic
