Les députés approuvent une me très débattue instaurant la perpétuité pour les viols en série sur les moins de 15 ans – franceinfo

Les députés votent la perpétuité pour les viols en série sur mineurs de moins de 15 ans

Publié le 21/07/2026 à 21:53

Les députés français ont approuvé, ce mardi 21 juillet, l’instauration de peines de prison à perpétuité pour les auteurs de viols en série commis sur des mineurs de moins de 15 ans. Ce vote a eu lieu à l’occasion d’un scrutin sur l’ensemble du projet de loi relatif à la protection des enfants. La me, portée par le gouvernement à la suite de l’affaire Lyhanna, a été adoptée par 258 voix contre 84.

Ce texte avait été rejeté quelques jours plus tôt par une Assemblée plus mobilisée à gauche, qui dénonçait une disposition répressive visant à masquer le manque de moyens alloués aux enquêtes et à la prévention des violences sexuelles. Les débats de ce mardi ont été marqués par des tensions persistantes.

La co-rapporteure de La France insoumise, Marianne Maximi, a signalé avoir été la cible d’attaques sur les réseaux sociaux, accusant les groupes de gauche d’être des « soutiens aux pédocriminels ». Elle a également défendu la nécessité d’une « cohérence de l’échelle des peines », affirmant que cette disposition n’était pas demandée par les associations de victimes.

Florence Hérouin-Léautey, députée socialiste, a insisté sur le fait que le système judiciaire avait besoin de moyens supplémentaires pour protéger les victimes et mettre fin à l’impunité, soulignant que seuls 3% des agresseurs sont condamnés. La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a également rappelé que l’aggravation des peines était inefficace sans moyens pour les appliquer.

En revanche, les partisans de la me, comme Emilie Bonnivard des Républicains, ont affirmé qu’il s’agissait de sanctionner ce qui est considéré comme le crime le plus grave. Sophie Blanc, députée du Rassemblement national, a critiqué la gauche pour sa volonté de préparer la sortie des prédateurs plutôt que de protéger les enfants.

Cette décision, bien que controversée, marque un tournant dans la législation française concernant les violences sexuelles sur mineurs.

Source : Franceinfo

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