Le quotidien mouvementé des pilotes de ligne au-dessus du golfe Arabo-Persique

Le quotidien mouvementé des pilotes de ligne au-dessus du golfe Arabo-Persique

Une guerre a éclaté, entraînant la fermeture des espaces aériens et forçant certains avions à faire demi-tour. Dans un article publié le 6 mars, The Guardian met en lumière les multiples défis auxquels fait face le secteur du transport aérien en ce moment. Alors que la guerre s’intensifie en Iran et que des missiles traversent le ciel au-dessus du Moyen-Orient, les routes aériennes habituelles sont perturbées. Des pilotes ont dû faire demi-tour en plein vol ou naviguer dans des couloirs aériens de plus en plus restreints, tout en ayant à bord plusieurs centaines de passagers.

La fermeture de l’espace aérien, survenue le 28 février, suite aux frappes répétées des États-Unis, d’Israël et de l’Iran, a contraint de nombreux avions à être redirigés vers des aéroports à proximité. Face à cette situation, Keith Tonkin, ancien capitaine de Qantas, souligne que la première question à se poser est : « Où sommes-nous ? Puis, quelles sont nos réserves de carburant et quelle direction prendre maintenant ? »

La nécessité d’un travail d’équipe

Habituellement, ces décisions sont prises grâce à des analyses informatiques et à des communications directes avec le centre de contrôle des opérations. Cependant, en cas d’imprévu, les pilotes doivent parfois s’en remettre à leur propre jugement, ce qui entraîne une pression extrême, selon Steve Cornell de l’Association des pilotes australiens.

Les pilotes ont également la responsabilité de conseiller le personnel de cabine et d’évaluer s’il faut informer les passagers des actions militaires à proximité de leur itinéraire. Le Dr Tony Stanton, consultant en aviation, note qu’il est essentiel de se demander si les passagers ont réellement besoin de cette information ou si cela pourrait simplement les effrayer.

En cas de danger, la coopération entre le commandant de bord et le copilote est cruciale. Christopher Docherty, qui a été copilote sur un vol vers Haïti en 2024, raconte qu’ils ont été touchés par des balles alors qu’ils approchaient de Port-au-Prince. Ils ont été redirigés vers Santiago, en République dominicaine, et il attribue la réussite de ce vol à leur collaboration efficace dans le cockpit.

Dans ce contexte incertain, le Dr Stanton encourage les passagers à se renseigner sur les mes de sécurité mises en place par leur compagnie aérienne.

Source : The Guardian

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