Les métiers de l’été dans le Gard rhodanien :

Les métiers de l’été dans le Gard rhodanien : « Notre travail, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait aucun problème »

Tout au long de l’été, Midi Libre met en lumière ceux qui font vivre la saison estivale dans le Gard rhodanien. Pour ce deuxième numéro, nous rencontrons Olivier Schaal, maître nageur à la piscine municipale Guy-Coutel de Bagnols-sur-Cèze, qui partage la réalité d’un métier parfois idéalisé.

Olivier Schaal, vêtu de son maillot de bain rouge et lunettes de soleil, détonne par rapport aux clichés souvent associés à son métier. À la piscine municipale, les maîtres nageurs ne sont pas là pour se prélasser au soleil. « Notre travail, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait aucun problème« , explique-t-il, soulignant la responsabilité qui pèse sur ses épaules.

Le rôle de maître-nageur va au-delà de la simple surveillance. Les surveillants de baignade, formés de manière succincte, encadrent des activités aquatiques dans des centres aérés ou colonies de vacances. En revanche, les maîtres-nageurs, titulaires du BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) ou du BNSSA (brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique), sont habilités à enseigner en plus de surveiller.

Olivier, ayant obtenu son BPJEPS, a cherché une fonction plus dynamique. « Je m’ennuyais à surveiller uniquement, j’ai donc voulu un poste polyvalent« , confie-t-il. Originaire d’Alsace, il a déménagé à Bagnols-sur-Cèze en 2009. Chaque été, il fait appel à des amis alsaciens pour l’épauler, transformant la saison estivale en une véritable réunion entre camarades.

Malgré une ambiance décontractée, Olivier reste vigilant. Avec son talkie-walkie en main, il scrute la piscine, réagissant au moindre bruit suspect. « Les périodes d’affluence peuvent être stressantes. Actuellement, avec les petits bassins fermés, les enfants se regroupent dans le grand« , précise-t-il. En plus de la surveillance, il doit gérer des incidents mineurs, ce qu’il appelle la « bobologie ». Récemment, il a dû s’occuper d’une petite fille qui s’était blessée.

Diplômé en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) et possesseur d’un brevet d’état en boxe française, Olivier a choisi cette voie par défaut. « Il n’y a pas beaucoup de choix pour travailler dans le sport à temps plein« , note-t-il. Initialement, il faisait des saisons avant de passer le BEESAN pour obtenir un emploi permanent.

Cependant, il admet que ce métier n’est pas exempt de désagréments. Olivier regrette de ne pas pouvoir nager autant qu’il le souhaiterait, devant souvent attendre la fermeture de la piscine pour le faire.

Source : Midi Libre

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