Les risques du binge drinking sur la santé

Les risques du binge drinking chez les jeunes adultes

Le binge drinking, défini comme la consommation d’au moins six verres d’alcool en une seule occasion, représente une préoccupation croissante en matière de santé publique parmi les jeunes adultes. En Europe, un adulte sur cinq pratique ce comportement au moins une fois par mois. Une étude récente a révélé que même une fréquence rare de binge drinking, soit moins d’une fois par mois, est associée à un risque accru de troubles liés à l’usage d’alcool. Ces résultats, publiés dans le Journal of Addictive Disorders, soulignent également des corrélations avec des taux plus élevés de tabagisme, de recherche de sensations fortes et d’approbation sociale.

Le cerveau des jeunes adultes, âgés de 18 à 25 ans, étant encore en développement, est particulièrement vulnérable aux effets néfastes de l’alcool. Ce comportement peut entraîner des conséquences cognitives et comportementales à long terme.

Une équipe de recherche de l’Inserm, dirigée par le professeur Philip Gorwood, a examiné si même un binge drinking peu fréquent pouvait être lié à une probabilité accrue de symptômes d’alcoolisme et à divers profils socio-psychologiques. L’étude a recueilli plus de 3 300 réponses à un questionnaire en ligne, permettant de classer les participants en quatre groupes : non-binge drinkers, binge drinkers à faible fréquence, moyenne fréquence et haute fréquence.

Les résultats montrent que 36,5 % des binge drinkers à faible fréquence consomment de l’alcool à des niveaux considérés comme dangereux pour la santé, contre seulement 4,8 % des non-binge drinkers.

Les motivations évoquées par les participants pour justifier le binge drinking incluent l’amélioration de l’humeur, la réduction des émotions négatives et la recherche de validation sociale. De plus, les binge drinkers à faible fréquence fument davantage et expriment une plus forte recherche de sensations fortes.

L’étude conclut que même un binge drinking peu fréquent pourrait augmenter le risque de développer des troubles liés à l’usage d’alcool et à d’autres substances, comme le tabac. Les chercheurs recommandent des stratégies de prévention ciblant les jeunes adultes, mettant l’accent sur l’importance de l’information, car aucun binge drinking ne peut être considéré comme anodin.

Source : Inserm, communiqué du 24 juin 2026.

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