Les colons lunaires pourront chercher des gisements de glace à la façon des gisements de pétrole sur Terre
L’ambition de coloniser la Lune refait surface, évoquant les projets des années 1960 et 1970. L’établissement d’une base permanente sur notre satellite pourrait constituer une étape préalable à la colonisation de Mars et du Système solaire, ainsi qu’à la mise en œuvre des colonies spatiales imaginées par Gerard Kitchen O’Neill.
Les régions éclairées de la Lune bénéficient d’une abondance d’énergie solaire. Des analyses des roches lunaires rapportées par les missions Apollo ont montré que ces roches et le régolithe pourraient être utilisés pour produire de l’oxygène grâce à cette énergie. Cependant, un approvisionnement en hydrogène est nécessaire pour générer de l’eau ou du carburant pour la propulsion spatiale, ce qui obligerait à transporter cet hydrogène depuis la Terre.
Des études suggèrent que des gisements de glace pourraient se trouver dans les ombres des cratères lunaires, préservés depuis des milliards d’années. Une recherche menée par des géologues de l’Université du Maryland et du Lawrence Berkeley National Laboratory, publiée le 31 juillet 2026 dans la revue Science Advances, indique que les colons lunaires pourraient utiliser des ondes sismiques pour localiser ces gisements de glace, de manière similaire à la recherche de pétrole sur Terre. Le programme Artemis de la NASA prévoit des alunissages habités dans la région du pôle Sud lunaire en 2028.
La découverte d’une source régulière de glace lunaire pourrait considérablement diminuer la quantité de matériel à transporter depuis la Terre. Des données récentes du Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) indiquent des zones riches en hydrogène près du pôle Sud, suggérant la présence d’eau gelée.
L’auteur principal de l’étude, Harrison Lisabeth, a simulé des gisements de glace sur Terre pour déterminer comment les détecter. Les résultats montrent que la présence de glace pourrait générer des signatures mesurables dans les ondes sismiques, détectables depuis la surface. La mission chinoise Chang’e 7, qui doit se poser près du cratère Shackleton fin 2026, pourrait permettre de tester ces théories.
Source
Science Advances


