Pourquoi les Chinois se ruent vers des appartements “anciens, délabrés et petits”

Pourquoi les Chinois se ruent vers des appartements “anciens, délabrés et petits”

Un phénomène marquant du marché immobilier chinois est l’engouement croissant pour les appartements appelés “lao po xiao”, qui se traduisent par “anciens, délabrés et petits”. Ces logements, souvent de moins de 60 m², construits dans les années 1970 et 1980, sont généralement mal isolés et dotés de canalisations vétustes, mais leur localisation en centre-ville les rend attractifs.

Cette tendance a été observée dans des métropoles comme Pékin et Shanghai, où ces appartements, d’une valeur inférieure à 3 millions de yuans (environ 387 000 euros), connaissent une forte demande. En avril dernier, 18 000 logements anciens ont été vendus à Pékin, établissant un record pour un mois d’avril depuis près de cinq ans. Shanghai a également enregistré une augmentation similaire des transactions pour ce type de biens.

La génération Z, en particulier, semble rejeter l’idée de s’endetter lourdement par le biais de prêts immobiliers, préférant investir dans ces appartements plus abordables, même s’ils présentent des défauts structurels. Ce changement de comportement reflète une adaptation au contexte économique actuel, marqué par une crise immobilière persistante en Chine.

Les grandes villes, en tant que pôles économiques, continuent de jouer un rôle clé dans cette dynamique, rendant ces logements anciens de plus en plus prisés.

Source : Xin Bao (Hong Kong Economic Journal), Zhongguo Jingji Wang

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