Les chants du cygne noir T.1 – Alex Alice – la chronique Manga

Alex Alice lance une nouvelle saga avec Les chants du cygne noir

Alex Alice, connu pour sa série Le château des étoiles, dévoile une nouvelle œuvre dans le même univers, cette fois sous la forme d’un manga. Ce premier tome, intitulé Les chants du cygne noir, propose un récit captivant.

Résumé :
Le récit suit Benesh, une habitante d’un village du Pendjab, qui rêve d’explorer le monde et de voyager dans l’espace. Sa vie prend un tournant tragique lorsqu’une colonne de soldats britanniques massacre les hommes de son village en représailles d’une rébellion. Pour venger son village, Benesh se déguise en matelot et embarque sur le Prince of Wales, un vaisseau britannique se dirigeant vers le Ring, une zone fascinante mais périlleuse composée des lunes de Jupiter. Sur le navire, elle doit naviguer à travers des intrigues et la menace du légendaire vaisseau pirate, le Cygne noir.

Critique :
Depuis la sortie du premier volume de Château des étoiles en 2014, Alex Alice a construit un univers riche et cohérent. Les chants du cygne noir se lit indépendamment de son prédécesseur, adoptant un format de manga avec une mise en page japonaise. L’œuvre s’inscrit dans une esthétique steampunk inspirée de Jules Verne, où les puissances européennes (Grande-Bretagne, Prusse, France) se lancent dans la conquête de l’espace grâce à un moteur révolutionnaire, colonisant la Lune, Mars et Jupiter. Le manga se concentre principalement sur Jupiter et son environnement, le Ring, un espace à la fois dangereux et riche en ressources.

Le récit mêle habilement intrigue politique, exploration spatiale et piraterie, créant un divertissement de qualité. Les personnages, tels que Benesh, qui se fait appeler Ben, et le matelot Loïc, sont bien développés, tout comme le machiavélique baron Cockburn et l’équipage du Cygne noir.

Alex Alice démontre une maîtrise des codes du manga, avec des scènes d’action dynamiques et des décors soigneusement élaborés, tout en évitant les clichés des personnages aux grands yeux typiques des mangas japonais. Ce premier tome confirme le succès du pari audacieux d’Alex Alice, qui s’éloigne de son style habituel d’albums cartonnés et d’aquarelles.

Source : Avoir à lire.

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