Des cellules épithéliales synchronisées : une découverte prometteuse pour la recherche sur le cancer
Des ingénieurs du MIT ont mis en évidence un phénomène fascinant chez les cellules épithéliales, qui forment les couches protectrices de notre corps. Dans une étude publiée dans la revue Newton, les chercheurs ont observé que ces cellules peuvent migrer tout en se synchronisant et en pulsatant collectivement, ressemblant à un groupe de danseurs qui se rapprochent et s’éloignent.
Les scientifiques ont mesuré ce pulsatement rythmique dans différents types de cellules épithéliales, comprenant des cellules saines, des cellules de tumeurs bénignes et des cellules cancéreuses. Étonnamment, ils ont découvert que les cellules épithéliales malignes présentaient une synchronisation plus persistante, pulsatant ensemble pendant deux fois plus longtemps que les cellules saines. Ce phénomène soulève des questions quant à ses implications cliniques.
Ming Guo, professeur de génie mécanique au MIT et auteur de l’étude, a déclaré : « Les cellules cancéreuses plus agressives tendent à avoir un rythme plus stable et persistant par rapport aux cellules saines. Nous pensons que cette coordination pourrait servir d’indicateur précoce de la probabilité de propagation d’une tumeur. Les mêmes vagues coordonnées pourraient également jouer un rôle dans le développement embryonnaire et la cicatrisation des bless. »
L’étude implique également Wenhui Tang, ancienne étudiante diplômée du MIT, ainsi que des chercheurs de l’Université Harvard et du Centre de recherche en métrologie du Conseil national de recherches du Canada.
En étudiant comment les cellules épithéliales s’organisent pour former des organes et des tissus, les chercheurs se sont concentrés sur la coordination dans le temps plutôt que dans l’espace. Guo et son équipe ont pris des instantanés microscopiques des cellules cultivées en laboratoire, découvrant des motifs intéressants dans leur comportement au fil du temps.
Utilisant un microscope confocal, les chercheurs ont capturé des images des cellules toutes les quelques minutes pendant jusqu’à 30 heures, révélant un motif distinct dans leurs mouvements.
Cette recherche pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches pour détecter et traiter le cancer, en exploitant les signaux synchronisés des cellules malignes.
(Source : MIT News)



