Les deux capitaines composent leurs équipes de foot dans la cour : il reste trois joueurs, puis deux, puis moi
Ce mercredi-là, le soleil brillait, offrant une ambiance estivale propice à l’insouciance. Toutefois, au centre aéré, le mercredi après-midi était consacré au football, un moment jugé obligatoire pour tous les enfants présents. À 13 ou 14 ans, l’auteur se décrit comme petit et frêle, s’inscrivant légèrement en marge du groupe de garçons qui se bousculaient dans la cour, formant une bande unie par des codes et des plaisanteries propres.
Le rituel de désignation des équipes commence, avec deux capitaines qui, d’une voix assurée, appellent les noms des joueurs, un par un. Cette autorité tranquille témoigne de leur confiance, ne doutant jamais d’être choisis en premier. Les regards se tournent vers l’auteur, qui observe avec anxiété la liste des joueurs disponibles se réduire, un instant de tension palpable.
Ce moment de sélection, où le déséquilibre entre les choix des capitaines et ceux des autres joueurs se fait jour, illustre les dynamiques sociales enfantines, où l’appartenance et l’acceptation se jouent sur le terrain aussi bien qu’en dehors. Les conséquences de cette expérience peuvent résonner bien au-delà du simple jeu, touchant à des thèmes d’inclusion et d’identité.
Source : DADDY CLOCK D’APRÈS CARLOS FELIPE RAMIREZ/UNSPLASH.