Les bonnes raisons de placer des actions en direct dans votre assurance-vie

Les bonnes raisons de placer des actions en direct dans votre assurance-vie

L’assurance-vie, souvent associée à des fonds en euros sécurisés ou à des unités de compte, offre également la possibilité d’investir dans des « titres vifs », c’est-à-dire des actions détenues directement. Des entreprises comme LVMH, Air Liquide ou TotalEnergies peuvent être intégrées à ces contrats, permettant aux assurés de bénéficier des dividendes et des variations de cours comme sur un compte-titres ou un PEA.

Cette option, lancée en 2011 par Altaprofits avec son contrat Titres@Vie, a depuis gagné en popularité, avec des offres similaires proposées par Linxea, Lucya et Boursobank. Catherine Baudeneau, porte-parole d’Altaprofits, souligne que les actions représentent l’une des classes d’actifs les plus performantes à long terme, contribuant à dynamiser une assurance-vie tout en renforçant la diversification.

Une fiscalité avantageuse

Associer assurance-vie et titres vifs permet de bénéficier d’une fiscalité plus favorable par rapport à un compte-titres traditionnel. Dans ce dernier, chaque dividende est soumis à la flat tax, tandis que dans une assurance-vie, les dividendes d’actions françaises sont réinvestis sans prélèvement immédiat, ne devenant imposables qu’au moment d’un retrait. Les plus-values peuvent également être réalisées sans déclencher d’impôts tant que les transactions restent dans le contrat.

Toutefois, les dividendes d’actions étrangères sont soumis à une retenue à la source, par exemple 15 % pour les États-Unis. Sur une période de vingt ans, le réinvestissement des gains peut générer une différence significative grâce aux intérêts composés. Après huit ans, les assurés bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 euros sur les gains (9 200 euros pour un couple) et d’un taux d’imposition réduit à 7,5 % jusqu’à 150 000 euros de versements.

Des contraintes à considérer

Il est essentiel de garder à l’esprit que les titres vifs peuvent être volatils et nécessitent un horizon de placement long. L’achat de quelques valeurs en direct concentre le risque, rendant l’investissement plus sensible aux fluctuations du marché. De plus, la sélection d’actions est limitée aux titres proposés par l’asur, contrairement à un compte-titres où le choix est presque illimité. Les montants minimums d’investissement par action varient de 500 à 5 000 euros selon les contrats.

Des frais de gestion de 0,50 à 0,80 % par an, ainsi que des frais de transaction, peuvent également s’appliquer. Certains courtiers imposent des frais spécifiques sur les titres vifs ou les ETF, alors qu’un compte-titres chez un courtier en ligne ne comporte généralement pas de frais de gestion. Enfin, les délais de traitement des transactions peuvent varier, empêchant de profiter de mouvements de marché en temps réel.

Conclusion

Investir dans des actions en direct via une assurance-vie peut offrir des avantages significatifs, notamment en matière de performance et de fiscalité. Cependant, il est crucial de bien comprendre les contraintes associées à ce type d’investissement avant de se lancer.

Source : Capital

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *