Les autorités mettent en garde contre les défis « piments » sur les réseaux sociaux
Les défis consistant à consommer des piments très forts gagnent en popularité sur les réseaux sociaux. Ces défis, souvent filmés, incitent les participants à ajouter des quantités croissantes de piment à leurs aliments. Toutefois, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) alerte sur les dangers potentiels pour la santé associés à ces pratiques.
Ce phénomène trouve son origine dans une émission américaine où des célébrités goûtent des sauces de plus en plus piquantes. Les magasins spécialisés dans la vente de piments et de produits dérivés voient une clientèle de plus en plus jeune, ce qui soulève des préoccupations. En effet, les centres antipoison signalent une augmentation des appels liés à ces défis, une victime sur trois étant âgée de 10 à 15 ans.
Pierre Siran, fondateur d’une boutique spécialisée, a pris des mes pour protéger les jeunes consommateurs. Il refuse de vendre des produits ultra-piquants aux clients de moins de 18 ans, en se basant sur les recommandations de la marque qui fixent un âge minimum de 16 ans.
L’Anses met en lumière les effets néfastes possibles de ces défis. Les participants peuvent ressentir une brûlure intense, une hypersudation, des larmes, un nez qui coule, et parfois même un œdème des lèvres. De plus, des symptômes tels que des palpitations et une hypertension artérielle peuvent survenir, en particulier chez ceux qui ne sont pas habitués à de tels niveaux de piquant.
Pour atténuer les effets, il est conseillé d’éviter l’eau et de privilégier des boissons comme le lait, ou des aliments tels que le riz et le pain.
Source : Franceinfo.


