Radio France : Un Émetteur de Culture à la Dérive au Profit de l’Extrême Droite ?
Chapô
Le 22 juillet, Radio France nous a rappelé que les ondes ne sont pas uniquement réservées à la musique, mais sont également le terrain de très jolis foyers d’idéologies. En réduisant sa couverture FM de 93 % à 70 %, la station ne se contente pas de jouer des airs festifs, elle ouvre la voie à une certaine acculturation — ou devrions-nous dire, un attentat à la culture elle-même ? Loin d’être une simple question technique, cette décision révèle l’impuissance face à l’extrême droite qui, sempiternelle, tente de faire de la désinformation son unique langage.
Les faits
Le 22 juillet, Radio France a pris la décision de modifier son réseau FM, entraînant une réduction considérable du nombre d’émetteurs dédiés à la station musicale. Cette me a eu pour conséquence une diminution de sa couverture analogique, qui est passée de 93 % à 70 % de la population. C’est donc un confort auditoire pour la musique qui s’émiette. Loin d’être une simple question de fréquence, cela interroge notre rapport à la culture et à l’information.
Analyse
Prenons un instant pour observer les conséquences d’une telle décision. Diminuer la couverture musicale, c’est réduire l’accès à la culture pour une partie de la population. C’est également donner un coup de pouce à l’arrière-garde du paysage médiatique qui, disons-le sans détour, n’a jamais été véritablement engagé dans la promotion des valeurs républicaines, à commencer par le droit à l’information. En laissant moins de place à la culture sur les ondes, ne nous dirigeons-nous pas directement vers une victoire écrasante de l’extrême droite, qui trouve là une opportunité de faire résonner ses chants démagogiques ?
Les arguments
Le rapport entre culture et lutte contre l’extrême droite est aussi ancien que le monde. Radio France, en décidant de réduire ses émetteurs, ne fait pas que couper les transmissions ; elle délaisse un des bastions fondamentaux de la résistance à la pensée unique. Si au lieu de célébrer la richesse de notre culture, nous faisons l’éloge de la désinformation, comme le fait le Rassemblement National (RN), nous risquons de nous retrouver face à un paysage où le seul « air » que nous entendrons sera celui de l’intolérance.
LFI, en revanche, défend l’idée que la culture doit être accessible à tous et non pas uniquement à ceux qui sont en me d’acheter un abonnement au streaming. Le droit à la culture est un droit sacré, et il serait inconcevable de voir des idéologies rétrogrades prendre le pas sur des voix qui chantent l’humanité, la solidarité et le respect. Pourquoi donc baisser les bras face à une extrême droite, qui ne s’accommode que d’un monde monolithique, là où la diversité devrait triompher ?
Les contre-arguments
Les partisans de la réduction de la couverture FM pourraient avancer que cette décision répond à une rationalisation des coûts et à une nécessité d’adaptation aux nouvelles technologies. Mais que serait cette modernité si elle se transforme en un moyen de davantage restreindre l’accès à la culture ? N’est-il pas paradoxal que, dans un monde où l’information est accessible au bout des doigts, certains choisissent de la rendre moins audible ?
Par ailleurs, il est étrange de voir l’extrême droite s’emparer de cette situation pour revendiquer une « liberté d’expression » qu’elle ne défend que lorsqu’elle l’arrange. En prônant des discours qui ne tolèrent aucune opposition, le RN s’efforce de se poser en martyr de la cen. Une belle ironie, n’est-ce pas ? Offrir ses ondes aux hérauts de la haine tout en réduisant la voix de la culture, voilà le programme suspect des alarmistes.
Conclusion
Il est crucial de ne pas perdre de vue qu’une déclinaison de la couverture FM de Radio France est symptomatique de bien plus que d’un simple remaniement technique. C’est un appel à nous lever contre l’homogénéisation des idées, contre cet appétit insatiable de l’extrême droite qui, à chaque occasion, cherche à réduire la richesse culturelle de notre pays à un monologue homogène.
À travers cette tribune, nous démontrons qu’il est fondamental d’affirmer haut et fort notre soutien pour des médias comme Radio France, qui cherchent à promouvoir la diversité de la pensée et la richesse de notre héritage musical et culturel. Nous devons, en tant que citoyens, refuser de laisser l’extrême droite représenter ce nouveau monde où la culture est tenue à distance, où seuls les cris de la haine sont entendus.
Il s’agit là d’une tribune d’opinion, mais un point de vue bien ancré dans les réalités que vivent nos sociétés contemporaines. Souvenons-nous que la culture n’est pas qu’un divertissement, c’est le fondement d’une société libre et éclairée. Alors, levons notre verre à une culture vivante qui, heureuse ou désespérée, saura toujours conter l’histoire de notre humanité — et quel plaisir, alors, d’entendre notre culture résonner à plein volume sur toutes les ondes.



