Les gens ont besoin de flexibilité : Comment les associations s’organisent pour recruter de nouveaux bénévoles
Après la rentrée des élèves et des enseignants, les associations du Loiret ont également fait leur rentrée ce dimanche 6 septembre dans le centre-ville d’Orléans. Parmi les 560 associations présentes, la recherche de bénévoles s’avère de plus en plus complexe.
La santé des associations en France repose largement sur l’engagement de leurs bénévoles. L’événement « Rentrée en fête » est devenu un rendez-vous incontournable à Orléans, permettant aux habitants de découvrir diverses activités pour l’année. Ce moment est crucial pour les associations, non seulement pour attirer de nouveaux adhérents, mais aussi pour trouver des bénévoles.
Cependant, la recherche de bénévoles est un défi national. En 2025, selon le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, 11 % des Français consacraient du temps à une association chaque semaine, représentant environ cinq millions de personnes. Ce chiffre est en hausse par rapport à 2023, où 9 % des Français étaient engagés. La répartition entre hommes et femmes est quasi équivalente, avec 11,2 % d’hommes et 10,9 % de femmes.
Les associations rencontrées font état de difficultés croissantes pour recruter de nouveaux bénévoles, en particulier dans le secteur sportif. Isabelle Lesimple, présidente du club subaquatique d’Orléans, souligne que le bénévolat provient principalement des adhérents passionnés par la plongée, rendant le recrutement d’encadrants difficile.
Magalie Doisneau, membre de l’ASFAS Triathlon d’Orléans, partage une expérience similaire. Elle indique que leur recherche de bénévoles s’effectue principalement parmi les licenciés, et cette année, ils ont même sollicité d’autres clubs sans succès. Alexis, également membre du club, ajoute que les gens souhaitent plus de flexibilité et ne peuvent pas s’engager sur tous les événements.
D’autres associations, notamment celles ciblant des publics spécifiques, adoptent des stratégies variées pour attirer des bénévoles. Justine Loulergue, agent de développement du comité départemental handisport du Loiret, explique qu’ils collaborent avec des lycées pour organiser des journées de sensibilisation, formant ainsi des étudiants motivés à participer à des événements.
Les associations œuvrant pour le handicap rencontrent également des obstacles. Justine Loulergue souligne qu’il existe une méconnaissance autour du handisport, ce qui peut freiner l’engagement des potentiels bénévoles. Isabelle Detrait, déléguée adjointe de l’Unafam, insiste sur l’importance de recruter des personnes concernées par les pathologies, car leur compréhension est essentielle pour l’efficacité du bénévolat.
Pour des associations comme « L’Outil en main », qui propose des activités manuelles pour des enfants de 9 à 14 ans, le nombre de bénévoles est directement lié à la capacité d’accueil. Actuellement, avec une douzaine de bénévoles, les inscriptions sont limitées à 12 enfants par an, les bénévoles devant être d’anciens professionnels ou de véritables passionnés.
L’ECTI (Expérience pour Conseiller, Transmettre, Impulser) recrute uniquement d’anciens chefs d’entreprise, soulignant l’importance de l’événement pour établir des contacts. Joseph Futrzynski, responsable de la formation, indique qu’ils visent une quinzaine de nouveaux contacts à chaque édition, avec l’espoir que quatre d’entre eux s’engagent sérieusement.
En conclusion, il semble qu’aucune solution universelle n’existe pour le recrutement de bénévoles. Les besoins varient considérablement d’une association à l’autre, et malgré une légère augmentation des bénévoles à l’échelle nationale, de nombreuses associations expriment des inquiétudes quant à l’avenir de leur engagement.
Source : Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.

