Face aux drones, les armes laser passent du laboratoire au champ de bataille
Longtemps promises et rarement mises en service, les armes laser suscitent un intérêt croissant au sein des armées du monde entier, notamment en raison de la prolifération des drones dans des conflits récents comme en Ukraine. Leur coût d’opération réduit pourrait transformer l’économie de la défense aérienne.
Contexte factuel
Depuis près de cinquante ans, les systèmes d’armement laser ont été envisagés comme une solution innovante, mais souvent relégués à des démonstrations technologiques. Les États-Unis ont testé ces armes sur divers supports, notamment des avions, des véhicules terrestres et des navires, sans parvenir à une adoption généralisée. Cependant, l’usage intensif de drones, particulièrement en Ukraine et lors d’incidents en Europe, pourrait changer la donne.
Données ou statistiques
Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient illustrent l’utilisation massive de drones simples, coûtant parfois seulement quelques dizaines de milliers de dollars. À titre d’exemple, des missiles Patriot, d’une valeur de 4 millions de dollars, sont utilisés pour abattre des drones iraniens estimés à 35 000 dollars chacun. Cette disparité économique soulève des questions sur la viabilité des méthodes de défense traditionnelles. En réponse, les armes laser, qui ne consomment que de l’électricité une fois installées, offrent une alternative prometteuse, permettant de réduire les coûts d’interception.
Conséquence directe
Le Pentagone envisage de franchir un cap significatif en signant un contrat pour l’Enduring High Energy Laser (E-HEL), destiné à protéger des bases militaires contre les drones. Ce projet pourrait potentiellement inclure jusqu’à vingt systèmes, marquant une rupture avec des décennies de prototypes. D’autres nations, dont Israël, le Royaume-Uni et la France, développent également des systèmes similaires, indiquant une tendance mondiale vers l’intégration de l’armement laser dans la défense aérienne.
Source : Wired, La Dépêche.



