« Je voulais amener les gens à redécouvrir leur quotidien »
Elle cumule 300 000 vues sur Instagram. La vidéo d’animation « Reims Rêveuse », publiée il y a une semaine sur les réseaux sociaux, a gagné en notoriété. Son autrice propose de redécouvrir douze lieux emblématiques de la ville de manière onirique.
La place royale, la tour des Argonautes ou encore la cathédrale de Reims. Dans un film d’animation d’une minute trente, l’artiste Léa Koehlhoeffer nous fait découvrir sa vision de Reims, à l’image d’un rêve. Un récit qui prend forme dans la salle des archives de la bibliothèque Carnegie.
« D’abord, tout est très calme. Puis il y a une lueur, un petit sursaut. Et d’un seul coup, une sorte de vent énigmatique fait trembler tous les tiroirs. Ce qui provoque la sortie d’oiseaux en papier des tiroirs. Ils s’envolent pour nous mener à toutes les autres scènes de la réalisation, » nous raconte-t-elle. « Je voulais faire sortir les oiseaux en papier d’ici, parce que ça représente vraiment l’autorisation à s’évader et à se conter d’autres univers. »
L’artiste, qui se décrit comme sensible à l’énergie des lieux, souligne le côté magique de la bibliothèque Carnegie, un espace chargé d’histoire dans un style art déco.
Léa Koehlhoeffer a passé des mois à peaufiner ce film, estimant qu’il lui a fallu environ 300 heures de travail. Elle a souhaité mettre en avant le patrimoine de la ville, intégrant des lieux familiers aux Rémois, tels que la cathédrale et la bibliothèque, mais aussi des sites moins représentés comme la tour des Argonautes.
« Je voulais vraiment montrer ces lieux sous un autre angle, un autre jour. On les côtoie au quotidien, on n’y fait plus forcément attention alors qu’ils ont beaucoup à nous offrir, » ajoute-t-elle.
Le processus de création a impliqué des dessins image par image, avant de les assembler sur ordinateur avec le logiciel AfterEffects, permettant d’apporter du mouvement à ses œuvres.
Léa Koehlhoeffer, originaire de Strasbourg et arrivée à Reims il y a presque deux ans, a pris un regard nouveau sur la ville. « Plus j’évoluais, plus j’étais agréablement surprise par la richesse et la diversité des bâtiments qui m’entouraient, » se souvient-elle. « Je voulais amener les gens à prendre un peu de recul et à voir les choses un peu différemment pour redécouvrir leur quotidien. »
Cette animation a permis à l’artiste de gagner en visibilité. Son film, paru à la fin du mois d’août sur son compte Instagram, a attiré l’attention de nombreux internautes, atteignant 300 000 vues. « Voir à quel point les Rémois ont été touchés par cette vidéo, c’est la meilleure des récompenses, » conclut-elle.
Source : France 3 Régions

