L’entraide internationale : une force vitale contre les feux de forêt en Colombie-Britannique
Alors que la lutte contre les incendies ne faiblit pas en Colombie-Britannique, les renforts nationaux et internationaux jouent un rôle essentiel pour aider les équipes sur le terrain à traverser une saison particulièrement éprouvante. Entre collaboration et apprentissage, cette solidarité se manifeste de manière significative.
Blake Ross, représentant du contingent australo-néo-zélandais, arrivé en Colombie-Britannique il y a environ dix jours, déclare : « On veut juste se mettre au travail, faire du très bon boulot, vous offrir un peu de répit. » Actuellement basé au camp d’Okanagan Falls, près du feu de Bald Range, il a déjà visité plusieurs fronts de feux d’intérêt dans la province, notamment dans la vallée du Fraser, où sévit le complexe de Brunswick Creek, ainsi que près de Merritt et de Cranbrook.
En peu de temps, les 32 pompiers australiens et 8 pompiers néo-zélandais, triés sur le volet, ont reçu une formation approfondie sur le relief, les conditions de vent, les types de combustibles et le comportement du feu. Ross note que le comportement et la vitesse de propagation des foyers d’incendie, exacerbés par les vents et la sécheresse, ont été qualifiés par les autorités d’« extrême », voire « explosif ».
Le 5 août, le Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC) a déclaré le niveau de préparation 5, le plus élevé, indiquant que toutes les ressources nationales étaient mobilisées et que les capacités d’entraide entre les provinces canadiennes avaient atteint leurs limites. Depuis, le CIFFC coordonne la mobilisation de ressources internationales, incluant des renforts du Costa Rica et du Mexique, en plus des équipes nationales venues du Québec, de l’Alberta et du Yukon.
Ismael Torres, commandant des opérations du contingent des pompiers mexicains, fait partie des 102 pompiers récemment arrivés en Colombie-Britannique. Il souligne que la végétation de Kamloops est « très semblable » à celle du Mexique, facilitant l’adaptation de ses équipes. Torres précise que les pompiers mexicains ont pu approfondir leurs connaissances en suivant des formations sur le comportement du feu, une analyse qui est utilisée au Mexique, mais dans une moindre me.
Cette expérience démontre la solidité des liens et la collaboration entre les services des deux pays. Torres conclut : « Nous nous connaissons, nous savons comment [les pompiers canadiens] fonctionnent. »
Avec des informations de Corentin Mittet-Magnan.



