Lenny Martinez, un jeune espoir du cyclisme, se classe dans le top 5 du Tour de France
Avant le grand départ du Tour de France depuis Barcelone, l’équipe Bahrain Victorious avait annoncé Lenny Martinez comme un candidat aux victoires d’étapes et au maillot à pois, un objectif à la fois prudent et réaliste.
Rapidement, le jeune coureur de Montauroux, qui a célébré ses 23 ans pendant l’épreuve, a surpris son entourage. « Il a pris confiance de jour en jour », souligne Roman Kreuziger, son directeur sportif. « Depuis le début, il sentait qu’il pouvait jouer le classement général. Quand Lenny a quelque chose en tête, il donne tout. »
Dès la deuxième étape, Martinez a commencé à se positionner dans le top 10 du classement général, se rapprochant des meilleurs et abandonnant ses espoirs d’échappées. Il a dû apprendre à jouer le rôle de leader, restant bien placé et tentant de résister à l’intensité de l’UAE Team Emirates.
« Le contenir a été le plus gros challenge », reconnaît Kreuziger. « Il aime faire la course et le spectacle. Il nous disait : ‘Vous me demandez de suivre, c’est tout ce que je déteste.’ Avec l’énergie qu’il a gardée tout au long du Tour, on savait qu’il allait pouvoir faire la différence. »
Proche d’un coup de maître à l’Alpe d’Huez
Lors de la 19e étape à Gap, pour l’arrivée à l’Alpe d’Huez, son équipe avait un plan bien défini. Lenny Martinez, installé en Andorre, s’entraînait aux côtés d’Antonio Tiberi pour être prêt à saisir la moindre opportunité.
« Depuis la deuxième journée de repos, on savait que tout pouvait se passer sur les étapes courtes », confie Kreuziger. « Avec les UAE malades, cela pouvait être une bonne occasion de s’échapper, et ça a fonctionné. »
À l’arrivée, Martinez a obtenu une deuxième place en haut des mythiques 21 lacets et a gagné deux places au classement général, qu’il a maintenues le lendemain en se battant avec les cadors (6e à l’arrivée). « Au milieu du Tour, je pensais qu’un top 10 serait déjà un bon résultat. Arriver dans le top 5, c’est incroyable », a-t-il déclaré.
« C’est très prometteur mais on doit rester les pieds sur terre. »
Avec ses performances, Lenny Martinez commence à croire que tout est possible. « Dans le bus, je lui ai dit que s’il arrivait avec les cinq meilleurs, il pouvait les battre. Il n’y croyait pas », raconte Kreuziger. « C’est très prometteur, mais nous devons rester réalistes. Personne n’aurait cru, au départ de Barcelone, que nous finirions dans le top 5. »
Dans les moments clés de cette compétition, Martinez a aussi pu compter sur le soutien de son père, Miguel, champion olympique de VTT, qui l’a aidé en lui donnant de l’eau dans le col de Sarenne.
« Lenny n’a jamais été stressé pendant ce Tour », confie Antonio Tiberi, qui a joué un rôle d’équipier de haute montagne. « Il a encore beaucoup de domaines à améliorer. Il est jeune et a plusieurs années devant lui pour devenir un coureur adulte, mais je suis sûr qu’il va continuer à progresser. »
La saison n’est pas terminée, et la Vuelta s’élancera de Monaco fin août, passant par Montauroux, ce qui pourrait offrir à Martinez une nouvelle occasion de briller.
Source : Nice Matin