L’emploi salarié reste stable selon les données du premier trimestre 2026.

Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable - Informations rapides - 135

Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est quasi stable dans le secteur privé (-0,1 %) et dans la fonction publique (+0,1 %)

Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable (0,0 %, soit -4 900 emplois) après une quasi-stabilité au trimestre précédent (-0,1 %, soit -40 500 emplois). Il se situe 0,2 % sous son niveau d’un an auparavant (soit -47 600 emplois), mais dépasse encore nettement son niveau d’avant la crise sanitaire, fin 2019 (+4,7 % soit +1,2 million d’emplois).

Dans le secteur privé, l’emploi salarié est quasi stable (-0,1 %), comme au trimestre précédent (soit -13 900 emplois après -19 500 emplois). Sur un an, l’emploi salarié privé baisse de 0,3 % (soit -60 700 emplois) : il s’agit du cinquième trimestre consécutif de léger recul sur un an. Toutefois, il excède toujours largement son niveau d’avant-crise sanitaire, de 5,1 % (soit +1,0 million d’emplois).

Dans la fonction publique, l’emploi salarié est quasi stable au premier trimestre 2026 (+0,1 %, soit +9 000 emplois) après un repli au trimestre précédent (-0,3 %, soit -21 000 emplois). Il excède légèrement son niveau d’un an auparavant (+0,2 %, soit +13 200 emplois) et nettement celui de l’avant-crise sanitaire (+3,4 %, soit +0,2 million d’emplois). Sur un an, l’emploi salarié public continue d’augmenter pour les contractuels et de baisser pour les fonctionnaires.

Évolution de l’emploi salarié

Évolution de l’emploi salarié
IndustrieTertiaire non marchandConstructionEnsembleTertiaire marchand
2026-T1-3.913.2-7.7-4.9-2.9
2025-T4-5.0-29.5-5.1-40.5-14.9
2025-T3-4.319.4-2.3-7.2-8.6
2025-T2-4.40.4-4.85.015.0
2025-T1-1.610.3-6.5-9.7-12.9
2024-T4-0.1-9.1-7.2-46.5-25.7
2024-T31.522.4-6.739.413.6
2024-T23.821.6-7.8-10.9-24.7
2024-T16.815.9-4.939.120.3
2023-T47.250.4-3.853.79.9
2023-T37.28.1-3.722.44.4
2023-T27.815.9-1.434.34.2
2023-T19.521.1-0.162.232.9
2022-T44.222.50.3118.586.4
2022-T39.6-5.81.942.440.8
2022-T26.69.8-1.241.132.9
2022-T17.218.46.4130.689.7
2021-T43.6-14.14.1138.5138.0
2021-T310.232.29.9240.1188.9
2021-T29.714.012.8244.3201.9
2021-T116.423.222.2188.3130.2
2020-T4-4.929.615.645.60.3
2020-T3-3.3127.124.2519.5367.9
2020-T2-15.4-78.415.6-147.3-74.0
2020-T1-6.4-8.7-3.2-478.7-454.0
2019-T43.713.411.7128.2116.7
2019-T30.88.714.347.47.6
2019-T26.98.413.035.54.9
2019-T115.113.718.6171.6118.3

L’emploi intérimaire diminue légèrement

Au premier trimestre 2026, l’emploi intérimaire diminue légèrement : -0,4 % (soit -3 000 emplois), après -0,1 % (soit -400 emplois). L’emploi intérimaire se situe un peu au-dessous de son niveau du premier trimestre 2025 (-0,6 % soit -4 000 emplois) et nettement sous celui d’avant la crise sanitaire (-9,2 % soit -71 400 emplois).

Pour mémoire, dans cette publication les intérimaires sont comptabilisés dans le secteur de l’intérim qui les rémunère (au sein du tertiaire marchand), quelle que soit l’activité de l’entreprise où ils effectuent leur mission (agriculture, industrie, construction, tertiaire).

L’emploi salarié baisse dans l’agriculture et dans la construction

Dans l’agriculture, l’emploi salarié baisse au premier trimestre 2026 (-1,1 % soit -3 700 emplois) après un rebond prononcé au trimestre précédent (+4,5 %, soit +14 000 emplois), par contrecoup après des vendanges précoces en 2025 (plus concentrées en août que d’habitude, et ayant pour cette raison ramené le niveau d’emploi à un niveau plus bas que d’habitude fin septembre). L’emploi salarié agricole se situe 0,7 % au-dessous de son niveau d’un an auparavant (soit -2 200 emplois).

Dans l’industrie, l’emploi salarié (hors intérim) continue de diminuer très légèrement au cours du trimestre (-0,1 % soit -3 900 emplois). Il se situe sous son niveau de l’année précédente (-0,5 %, soit -17 700 emplois) mais dépasse encore nettement son niveau d’avant-crise sanitaire (+1,9 %, soit +61 700 emplois).

Dans la construction, l’emploi salarié (hors intérim) baisse (-0,5 % soit -7 700 emplois), comme au trimestre précédent (-0,3 % soit -5 100 emplois). Il se situe au-dessous de son niveau du premier trimestre 2025 (-1,3 % soit -19 900 emplois) mais nettement au-dessus de son niveau de fin 2019 (+3,2 % soit +46 700 emplois).

L’emploi salarié est stable dans le tertiaire marchand hors intérim et rebondit dans le tertiaire non marchand

Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié dans le tertiaire marchand (hors intérim) est stable (+200 emplois) après une quasi-stabilité au trimestre précédent (-0,1 % soit -14 500 emplois). Il se situe à peine au-dessous de son niveau du premier trimestre 2025 (-0,1 %, soit -7 400 emplois) et excède encore largement son niveau d’avant la crise sanitaire (+7,0 % soit +0,8 million d’emplois). Au sein de ce secteur, sur le trimestre, l’emploi salarié diminue légèrement dans l’information-communication (-0,4 % soit -3 300 emplois), le commerce (-0,1 % soit -3 200 emplois) et dans le transport et entreposage (-0,2 % soit -2 800 emplois), et augmente en revanche dans les services aux ménages (+0,3 % soit +4 500 emplois) et les services financiers (+0,2 % soit +2 100 emplois).

Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié dans le tertiaire non marchand rebondit modérément (+0,2 %, soit +13 200 emplois) après une baisse de 0,3 % au trimestre précédent (soit -29 500 emplois). La hausse est à la fois portée par ses composantes publique (+0,1 % soit +8 000 emplois) et privée (+0,2 % soit +5 200 emplois). Par secteur d’activité, l’emploi salarié non marchand augmente notamment dans les services de santé (+7 100 emplois) et plus légèrement dans l’enseignement (+3 200 emplois). L’emploi salarié du tertiaire non marchand est stable sur un an (soit +3 600 emplois) et excède largement son niveau d’avant-crise sanitaire (+4,0 %, soit +0,3 million d’emplois).

Dans le secteur privé, les effectifs en CDI et en alternance diminuent sur un an

Dans le secteur privé, au premier trimestre 2026, les emplois à durée indéterminée reculent à peine sur le trimestre, comme sur un an (-0,1 %) et restent très nettement au-dessus de leur niveau de fin 2019 (+5,1 %). De leur côté, les contrats en alternance reculent modérément ce trimestre (-0,4 % soit -4 200 emplois) portant la baisse à 4,4 % sur un an (soit -46 400 emplois), ce recul érodant en partie seulement le bond des années antérieures. En revanche les CDD (hors alternance) augmentent légèrement sur le trimestre (+0,4 %) et sur un an (+0,5 %), tout en restant à un niveau bien inférieur à celui de fin 2019 (-7,1 %).

Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié privé recule de nouveau pour les 15-29 ans (-0,2 %), portant à -1,3 % la baisse sur un an, du fait notamment du recul de l’alternance. L’emploi diminue aussi pour les 30-54 ans : -0,2 % sur le trimestre portant la baisse à 0,8 % sur un an. Il continue en revanche d’augmenter solidement pour les seniors (55 ans ou plus) : +0,7 % sur le trimestre, portant à +2,8 % la hausse sur un an.

Enfin, les évolutions respectives de l’emploi salarié privé des femmes et de celui des hommes sont proches sur le trimestre et identiques sur un an (-0,3 %).

>> L’emploi non salarié continue de nettement augmenter

Au premier trimestre 2026, l’emploi non salarié continue de nettement augmenter (+0,6 %, soit +20 900 emplois sur un trimestre), ce qui porte sa hausse à +2,3 % sur un an (soit +80 000 emplois). Compte tenu de l’emploi salarié au premier trimestre 2026, l’emploi total (salarié et non salarié) est quasi stable (+0,1 %) sur le trimestre et sur un an (soit +16 000 emplois sur le trimestre et +32 400 emplois sur un an).

Révisions de l’emploi salarié

Comparativement à l’estimation flash du 30 avril 2026, l’évolution trimestrielle de l’emploi salarié sur le seul champ privé au premier trimestre 2026 est confirmée à -0,1 % (révision de -2 500 emplois).

Par rapport à l’estimation détaillée publiée le 27 février 2026, l’évolution trimestrielle de l’emploi salarié (privé et public) au quatrième trimestre 2025 est également confirmée à -0,1 % (révision de -500 emplois). Les trimestres antérieurs sont un peu plus révisés que d’habitude, en raison de la mise à jour, habituelle à ce moment de l’année, des modèles de correction des variations saisonnières sur le champ privé.

Source : Insee, Estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares.

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