Une multitude d’acteurs qui nous attaquent
L’entreprise française de matériel électrique Legrand se réorganise en réponse à une « compétition forte » venue d’Asie. Elle prévoit la fermeture de quatre petits sites, la suppression de 178 postes d’ici 2028 et un investissement de plus de 80 millions d’euros en France, notamment dans les data centers.
Confronté à une crise durable dans le secteur du bâtiment, Legrand, basé à Limoges (Haute-Vienne), a annoncé qu’il allait alléger ses coûts par cette réorganisation. Les sites de Pont-en-Royans (Isère), Lagord (Charente-Maritime), Confolens (Charente) et Châlus (Haute-Vienne) seront progressivement fermés, et leurs activités redéployées vers d’autres usines du groupe en France. Morgan Malecotte, directeur de Legrand France, a expliqué que l’entreprise regroupera ses petits sites pour créer des « centres de compétences » afin de maintenir sa compétitivité et son engagement envers le « fabriqué en France ».
Legrand investira 20 millions d’euros pour accueillir les activités des sites fermés et 60 millions d’euros dans la transition numérique et énergétique. À l’horizon 2028, Legrand disposera de 14 sites en France, contre 20 actuellement, représentant 10% de son chiffre d’affaires et 30% de ses fonctions de recherche et développement.
Les sites qui accueilleront les activités des sites fermés incluent Magré (Haute-Vienne), Sitel (Haute-Vienne), et Sillé-le-Guillaume (Sarthe). Toutefois, le plan social pourrait entraîner des licenciements, car « il n’y aura pas de places pour tout le monde », a souligné Michel Robert, délégué syndical central CFDT.
Ce plan répond aux besoins d’investissements de Legrand dans le numérique et les centres de données, alors que le marché de la construction reste en déclin. La concurrence accrue en provenance d’Asie et l’augmentation des coûts obligent le groupe à investir dans des solutions pour la transition énergétique et numérique.
Legrand emploie actuellement 5.000 personnes en France, avec la moitié de sa production exportée vers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. En 2025, l’entreprise a réalisé un bénéfice net de 1,2 milliard d’euros et prévoit une croissance de 10% à 15% de son activité d’ici 2026.
Source : AFP.
