L’égalité entre les hommes et les femmes au travail marque le pas

L’égalité entre les hommes et les femmes au travail marque le pas

Après des décennies d’« extraordinaires progrès » dans les pays riches, la marche vers l’égalité des femmes semble freinée, constate The Economist. Bien que les campus de quasiment tous les pays développés comptent plus d’étudiantes que d’étudiants et que la présence des femmes dans les professions les mieux rémunérées, comme les médecins et les avocats, ait presque triplé aux États-Unis depuis 1980, une série d’études montrent que cette progression marque le pas.

Aux États-Unis, la part des femmes occupant des postes de direction dans les entreprises cotées en Bourse a baissé pour la première fois en 2023, après vingt ans de croissance ininterrompue, selon une étude de S & P Global. Dans les conseils d’administration des 500 plus grandes entreprises américaines, les femmes ont obtenu 38 % des nouveaux sièges en 2025, contre 42 % l’année précédente.

Moins d’activité

Le constat s’étend au-delà des postes de direction. Au sein de l’OCDE, la part des femmes occupant un emploi à temps plein est passée de 78,1 % en 2023 à 76,8 % un an plus tard, selon le cabinet PWC, marquant la première baisse en quinze ans. Aux États-Unis, en mars 2026, le taux d’activité des femmes âgées de 25 à 54 ans, qui était de 78,4 %, a diminué de près de 1 point de pourcentage, une chute plus marquée que celle observée chez les hommes.

L’écart salarial recommence également à se creuser aux États-Unis, au Canada, en France et en Suisse. Entre 2019 et 2023, la proportion d’hommes et de femmes désireux d’obtenir une promotion est passée de sept sur dix à huit sur dix. En 2025, 90 % des hommes souhaitaient une promotion, contre 80 % des femmes, et seulement 69 % des nouvelles venues sur le marché du travail, selon une enquête de McKinsey pour Lean In.

Ce coup de frein peut s’expliquer par les contrecoups du Covid-19, qui a touché un plus grand nombre de salariées du bas de l’échelle. De plus, l’abandon des politiques favorisant l’inclusion, notamment aux États-Unis, a contribué à cette stagnation, où « diversité », « équité » et « inclusion » sont devenus des mots tabous.

Source : The Economist

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