Notre Univers pourrait-il être né de l’effondrement d’une étoile en trou noir dans un univers parallèle ?
Au début des années 1930, l’astrophysicien indien Subrahmanyan Chandrasekhar a entrepris des recherches sur le destin des étoiles dont le carburant nucléaire est épuisé. Son analyse a révélé qu’une étoile, sans la pression de la lumière de ses réactions thermonucléaires, est soumise à la seule pression gravitationnelle. Chandrasekhar a établi une limite de masse au-delà de laquelle une étoile doit s’effondrer complètement, créant une singularité de densité infinie.
La réaction de l’astrophysicien britannique Arthur Eddington à ces travaux a été immédiate. Lors d’un colloque, il a exprimé son scepticisme, déclarant qu’il devait exister une loi de la nature interdisant un tel comportement d’une étoile.
Plusieurs chercheurs ont par la suite exploré des modèles alternatifs, notamment l’idée que l’effondrement gravitationnel d’une étoile ne devrait pas nécessairement aboutir à une singularité. L’astre final prédit par Chandrasekhar pourrait ainsi être un trou noir, mais sans horizon des événements, suggérant des structures comme les « gravastars » — des étoiles de vide gravitationnel.
Dans les années 2000, Emil Mottola et Pawel Mazur ont développé le concept de gravastar, affirmant que l’énergie du vide pourrait exercer une pression suffisante pour stopper l’effondrement d’une étoile. Ce modèle aboutit à une bulle de matière qui ne possède pas de singularité centrale, mais qui est presque aussi dense qu’un trou noir.
Des recherches récentes menées par Daniel Jampolski et Luciano Rezzolla ont approfondi cette idée en montrant que l’intérieur d’une gravastar en formation pourrait ressembler à un univers en expansion, évoquant la possibilité d’un bourgeonnement d’univers à partir du nôtre, chaque fois qu’une étoile s’effondre en un trou noir.
Bien que ces théories ne soient pas largement acceptées dans la communauté scientifique, elles soulèvent des questions fascinantes sur la nature de notre univers et son origine potentielle dans un multivers parallèle.
Source : Futura Sciences
