L’effectivité des peines alternatives en droit pénal camerounais : enjeux, défis et perspectives juridiques et pratiques

L’effectivité des peines alternatives en droit pénal camerounais : enjeux, défis et perspectives

Dix ans après la réforme du Code pénal camerounais de 2016, les peines alternatives à l’emprisonnement, telles que le travail d’intérêt général et la sanction-réparation, se heurtent à un profond nominalisme textuel, en raison de l’absence de décrets d’application. Ce constat a été au cœur d’un colloque national organisé sous l’égide du projet PAGOC, rassemblant universitaires et praticiens de la chaîne pénale pour explorer l’effectivité de ces mes.

Le Cameroun fait face à une surpopulation carcérale alarmante qui exacerbe les conditions de détention. Les peines alternatives, censées alléger le système pénal, restent largement inappliquées, limitant ainsi leur impact sur le désengorgement des prisons. Le colloque a mis en lumière les défis réglementaires qui entravent l’application de ces peines, ainsi que la nécessité de solutions innovantes.

Pour répondre à cette crise, les participants ont discuté de propositions concrètes, tant institutionnelles que technologiques. Parmi celles-ci figurent la numérisation des processus judiciaires, l’utilisation de la biométrie et l’instauration de systèmes de surveillance électronique. Ces outils visent à rendre opérationnelle la justice pénale de milieu ouvert.

L’objectif principal du colloque était de dépasser le constat d’ineffectivité des peines alternatives et de trouver des voies pour améliorer leur mise en œuvre, afin de désengorger durablement les prisons camerounaises.

(Source : projet PAGOC)

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