Le Venezuela au G20 sur l’énergie : une invitation américaine stratégique
Le Venezuela participera cette semaine à la réunion des ministres de l’Énergie du G20, qui se tient aux États-Unis, suite à une invitation du gouvernement américain. Ce dernier s’intéresse de près aux riches ressources énergétiques du pays. La rencontre, qui a débuté le lundi 14 septembre à Houston, Texas, se poursuivra jusqu’à mercredi.
Doug Burgum, ministre américain, a déclaré lors de l’ouverture de l’événement que ce rassemblement est prometteur, avec la présence du Venezuela et de la Pologne parmi les invités d’honneur. Jarrod Agen, conseiller à la Maison Blanche pour les questions énergétiques, a souligné que plusieurs ministres vénézuéliens s’exprimeront sur l’objectif du président américain, qui est de faire des Amériques un centre névralgique pour une énergie abordable et fiable.
Depuis la capture du président Nicolas Maduro lors d’un raid américain en janvier, l’administration Trump cherche à relancer l’exploitation des vastes réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes au monde. Un accord « historique » signé le 28 août permet aux États-Unis de prendre le contrôle de 17 gisements pétroliers vénézuéliens, avec un potentiel de production estimé à 65 milliards de barils.
Doug Burgum a affirmé que cet accord pourrait offrir un avantage considérable aux États-Unis, qui ont été privés de brut vénézuélien en raison de sanctions. Les flux d’hydrocarbures vénézuéliens ont rebondi en 2026, atteignant des niveaux inédits depuis huit ans, bien que restant inférieurs aux pics des années 1990. Ce nouvel approvisionnement est perçu comme un moyen de compenser les perturbations causées par la guerre contre l’Iran, qui a entraîné une hausse des prix.
Le gouvernement américain a également évoqué les gisements de charbon du Venezuela, une source d’énergie polluante que Washington souhaite relancer. Doug Burgum a mis en avant la nécessité de reconstruire le réseau électrique au Venezuela, nécessitant une augmentation de l’électricité pour la consommation locale, potentiellement fournie par le charbon.
En parallèle, la Russie a confirmé sa présence à Houston, après plusieurs années d’absence en raison de la guerre en Ukraine.
Source : France 24

