L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a publié en février un rapport d’expertise public actualisé sur les produits du vapotage, marquant une étape importante dans la compréhension des effets sanitaires associés à l’usage des cigarettes électroniques.
Des risques bien réels malgré l’absence de combustion
Selon l’ANSES, les risques sanitaires liés au vapotage ne doivent pas être sous-estimés : l’inhalation répétée d’aérosols issus des cigarettes électroniques expose les utilisateurs à des substances potentiellement toxiques, générées soit à partir des composants des e-liquides, soit lors du chauffage de ces derniers. Ces risques ne sont pas exclusivement liés à la nicotine et peuvent se manifester même dans des produits sans nicotine.
L’agence identifie notamment des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes possibles.
Un usage réservé aux fumeurs en démarche de sevrage
Sur le plan des recommandations, l’ANSES souligne que le vapotage peut représenter une option transitoire pour arrêter de fumer, à condition qu’il soit utilisé en usage exclusif et dans le cadre d’une stratégie d’arrêt définie, avec l’accompagnement de professionnels de santé. Elle met toutefois en garde contre toute action incitant au vapotage chez les non-fumeurs et les jeunes, populations particulièrement vulnérables.
Vers un encadrement renforcé
Si la cigarette électronique est confirmée comme moins nocive que le tabac fumé, l’ANSES rappelle que cela ne signifie pas qu’elle soit sans aucun risque pour la santé, et que sa place doit être limitée et encadrée avec plus de rigueur.
Source : ANSES


