Publié le 29 août 2026 à 21h03 – Dernière mise à jour le 29 août 2026 à 21h03
« Magnifique. Intense. Lumineux. » Les avis étaient unanimes à l’issue du concert donné ce jeudi 27 août en l’abbaye de Silvacane par le Trio Karénine. Paloma Kouider au piano, Julien Dieudegard au violon et Louis Rodde au violoncelle ont offert au public du Festival des Quatuors du Luberon une soirée d’une rare intensité, portée notamment par deux œuvres de Schubert.

Fondé à Paris en 2009, le Trio Karénine se distingue par son approche artistique mêlant littérature et musique. L’ensemble est reconnu pour ses choix de répertoire audacieux et ses interprétations vivantes. Il se produit sur des scènes prestigieuses à travers le monde, telles que la Frick Collection à New York et la Philharmonie de Paris.
Lors de ce concert à Silvacane, le programme a débuté avec les « Trois Nocturnes pour trio avec piano, opus 56 » du compositeur suisse Ernest Bloch. Cette œuvre, achevée en 1924, se caractérise par l’absence de titres pour les mouvements, se contentant d’indications de tempo. Cela a permis au public de découvrir des mélodies entrelacées d’une grande beauté.
« Franz, si ta symphonie est inachevée, que dire d’une vie de si peu d’années ? »
Le concert a ensuite proposé le « Notturno en mi bémol majeur » de Schubert, une œuvre publiée en 1845, bien après la mort du compositeur. Interprété avec une grande délicatesse par le Trio Karénine, ce morceau a touché le public par son émotion. Il a également été adapté en chanson, interprétée par Nana Mouskouri.
Le « Círculo, opus 91 » de Joaquín Turina a suivi, offrant une exploration musicale des différentes phases d’une journée à travers ses mouvements « Amanecer », « Mediodía » et « Crepúsculo ».
Le Trio opus 100 de Schubert et son Andante immortalisé par Kubrick
Après l’entracte, le « Trio en mi bémol majeur, opus 100 » de Schubert a captivé les auditeurs, son « Andante con moto » étant particulièrement célèbre grâce à son utilisation dans le film « Barry Lyndon » de Stanley Kubrick. Le Trio Karénine a su transmettre la profondeur émotionnelle de cette œuvre, concluant le concert avec virtuosité et élégance.
Cette représentation a été une illustration parfaite de la qualité de la programmation du Festival des Quatuors du Luberon, présidé par Geoffroy Couteau.
Source : Jean-Rémi BARLAND

