Le Tribunal administratif du Québec permet la réouverture de deux collèges privés
Le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a autorisé le Collège supérieur de Montréal et le Collège supérieur de Sherbrooke à reprendre leurs activités d’enseignement, en attendant de trancher sur le litige qui les oppose au ministère de l’Éducation. Dans une décision rendue mardi, le Tribunal a suspendu les effets du refus du ministère de renouveler les permis des deux établissements privés, leur permettant ainsi de rouvrir leurs portes et de reprendre les cours.
Cette décision a été accueillie avec soulagement par les étudiants. Parmi eux, Leandro Donizeti da Silva, un Brésilien de 46 ans, arrivé au Québec en août 2024 avec sa conjointe et leur fils de 12 ans, a exprimé sa satisfaction. Il ne lui reste que deux examens à réussir pour terminer son diplôme d’études professionnelles en comptabilité. « Le collège a envoyé un courriel aujourd’hui, vers 13 h, pour dire qu’il allait rouvrir. C’est une bonne nouvelle », a-t-il déclaré.
Dans un communiqué, le directeur général des deux établissements, Noureddine Hajibi, a souligné que cette décision protégeait le parcours des étudiants. Il a affirmé que l’objectif principal a toujours été de préserver leur scolarité et d’éviter qu’ils ne subissent les conséquences d’une décision précipitée et injustifiée du ministère de l’Éducation.
Les équipes pédagogiques et administratives des collèges sont déjà mobilisées pour asr une reprise rapide des activités, et les étudiants devraient recevoir prochainement des détails concernant la reprise des cours. Le Collège supérieur de Montréal, fondé en 1971, et le Collège supérieur de Sherbrooke, en activité depuis 1969, contestent le refus de renouvellement de leurs permis, affirmant avoir respecté les exigences légales et réglementaires.
Le député et porte-parole en matière de services sociaux de Québec solidaire, Guillaume Cliche-Rivard, a exprimé des préoccupations concernant la démarche du gouvernement. Il a souligné que bien que la décision du TAQ soit positive pour les étudiants, elle met en lumière les incertitudes causées par le refus initial du ministère de renouveler les permis.
Source : [Tribunal administratif du Québec]
